Rwanda : Petits prêts, grands pas en avant pour les entreprises

Francois with his bicycle for transporting bread
Un petit prêt a permis à François d'acheter un vélo qui lui permet de livrer son pain à un plus grand nombre de marchands. Photo: Emmanuel Ntagungira/ PNUD Rwanda

Bien avant le lever du jour, François Nzamvugankize est déjà debout et au travail. Il fait et vend du pain. 

Il y a quatre mois, François, 25 ans, avait encore du mal à subvenir aux besoins de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Mais maintenant, ils sont sur la voie de la sécurité et de la réussite financières.

A retenir

  • Plus de 90% des ménages rwandais vivent en zone rurale et dépendent de l'agriculture de subsistance. Environ 60% de la population, en majorité rurale, vit dans la pauvreté
  • Le projet fournit des services financiers aux populations pauvres et à faibles revenus, plus particulièrement aux femmes, aux micro-entrepreneurs et aux petites exploitations agricoles familiales.
  • Cofinancé par le FENU et le PNUD, le projet BIFSIR a un budget de 5 millions de dollars et se poursuivra en 2013 pour mettre en place une stratégie de microfinance forte au Rwanda

Ce changement radical, François le doit à son adhésion au groupement d'épargne et de crédit villageois (VSLA, Village Savings and Loan Association) du Parlement des jeunes rwandais (PAJER). Chaque groupement est constitué de 15 à 30 membres qui mettent en commun leur épargne pour se faire de petits prêts.

Avant son adhésion, François empruntait de l'argent à des commerçants et remboursait avec le produit de la vente de son pain. Toutefois, l'impossibilité d'emprunter à un taux d'intérêt raisonnable l'empêchait de développer son activité, explique-t-il.

« J'avais du mal à nourrir ma famille, car je ne pouvais pas m'acheter de vélo pour livrer mon pain aux petits revendeurs et vendre beaucoup plus », explique François.

Le PAJER a récemment reçu un financement d'un projet conjoint du Fonds d'équipement des Nations Unies (FENU) et du PNUD dans le cadre d'un partenariat visant à créer un secteur financier inclusif au Rwanda. Ce financement lui permettra de réaliser son objectif ultime : aménager des « passerelles » entre les groupements de crédit et les institutions financières formelles.

Comme premier prêt, François n'avait reçu que 8 $ de son groupement. Aujourd'hui, il en reçoit 25. Son épargne initiale n'était que 0,33 $. Mais, en quatre mois seulement, il a épargné plus de 15 $.

Le personnel du PAJER dispense une formation qui permet à François de mieux comprendre l'importance de l'épargne et de mener une activité économique prospère. Il confie toujours son épargne au groupement et constitue un parfait exemple d'un adhérent qui aura bientôt besoin d'une « passerelle » vers une institution financière formelle pour continuer à développer son activité. En passant ce cap, François pourra accéder aux fonds nécessaires pour maintenir l'essor de son activité et la prospérité de sa famille.

Et, il lui a fallu seulement 8 $ pour atteindre ce résultat.

« J'ai obtenu un prêt du groupement, que j'ai investi dans ma boulangerie. Avec mes bénéfices, j'ai pu acheter une machine à coudre à ma femme. Désormais, elle peut faire de la couture et gagner de l'argent. Je parviens à acheter des vivres, du lait et des habits à mes enfants », se réjouit François.

Le PNUD en action
De nouveaux partenariats pour le développement

Notre Rapport annuel 2013-2014 met en lumière les résultats de notre travail dans plusieurs domaines clés. De la sécurité alimentaire à la création d’emplois, au bon déroulement des élections, au relèvement d’après crise et à la gestion des ressources naturelles non renouvelables, nos efforts convergent vers un but concret : aider les pays à éliminer la pauvreté et à réduire les inégalités. 

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