Mongolie : Créer une économie solide

Tsetsegdelger Byambaet son mari Hatanbaatar produisent des sacs en coton réutilisables en Mongolie.
Deux femmes utilisent des sacs en coton réutilisables en Mongolie. (Photo: PNUD)

Tsetsegdelger Byamba et son mari Hatanbaatar sont de ceux qui ont tout perdu à la suite de la dissolution de l'Union soviétique en 1991. Ils ont connu le chômage, l'une de leurs filles est tombée malade et un incendie a détruit leur maison.

Cependant, son entreprise de recyclage s'est développée. Elle produit à présent des sacs en coton réutilisables, possède un élevage de volailles et une exploitation maraîchère qui prospèrent.

A retenir

  • En 1999, le PNUD a fourni une subvention initiale d'un million de dollars pour permettre l'implantation dans le pays d'un programme de microfinance.
  • La Banque commerciale indépendante XacBank créée par le programme détient actuellement 85,000 titres de prêts.
  • Au cours des années 1990, alors que la Mongolie s'est engagée sur la voie d'une transformation qui l'a fait passer d'une économie planifiée de style soviétique à l'économie de marché, 36% de la population en moyenne vivait sous le seuil de la pauvreté.

Un programme novateur de microfinance du PNUD, lancé aux premiers stades de la transition de la Mongolie vers un régime démocratique, a transformé les conditions de vie de milliers de Mongols en créant des possibilités économiques et en contribuant à les protéger de la concurrence d'une économie de marché.

Au cours des années 1990, la Mongolie s'est engagée sur la voie d'une transformation qui l'a fait passer d'une économie planifiée de style soviétique à l'économie de marché. La libéralisation du marché, la réforme monétaire, la restructuration du secteur financier et la décentralisation administrative ont ouvert de nouvelles possibilités aux petites et moyennes entreprises.

Malgré une accélération impressionnante de la croissance économique dans le pays, les nettes améliorations qui en ont découlé n'ont pas bénéficié à toute la population. Les personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté et les familles établies hors des centres urbains ont souvent été laissées pour compte.

Pour faire bénéficier les communautés défavorisées de la nouvelle libéralisation économique, le gouvernement a lancé à titre pilote un programme expérimental de microfinance avec l'appui du PNUD et de son programme mondial MicroStart.

En partenariat avec les pouvoirs publics et plusieurs ONG, le PNUD a fourni une subvention initiale d'un million de dollars pour permettre l'implantation dans le pays d'un programme de microfinance MicroStart, lequel a été officiellement établi en Mongolie en 1999. Au cours des années qui ont suivi, le cadre de réglementaire du microcrédit a été progressivement élaboré et la Banque asiatique de développement, Mercy Corps et d'autres bailleurs de fonds ont apporté leur concours à l'initiative.

En 2001, ce programme est devenu la XacBank, banque commerciale indépendante, active sur le marché mongol. Dès le lancement du projet, les services de microfinance, notamment les services financiers tels que crédit, assurance, transferts et surtout épargne, ont été axés sur les groupes à faible revenu. L'accès aux services de crédit s'est étendu aux régions rurales de la Mongolie et il continue de s'élargir grâce à des services bancaires mobiles.

Tsetsegdelger Byamba s'est adressée à la XacBank en 2004, qui lui a octroyé son premier prêt, d'un montant de 250 000 togrogs (environ 200 dollars) pour développer son entreprise de recyclage. Elle a reçu au cours des années suivantes d'autres microprêts pour construire une serre et pour acheter des poules et des coqs.

 « Ma vie, de 2000 à 2009, est un exemple du refus de l'abandon », dit-elle.

Elle a même formé son propre groupe d'entraide pour femmes, qui peuvent ainsi contracter des emprunts auprès de la XacBank pour leurs petites entreprises.