Tchad : les réseaux de micro-finance boostent l’entreprenariat des femmes


UNE PARTICIPANTE EXPLIQUANT L'IMPACT DU MICRO-CREDIT SUR LA VIE DE SON FOYER. ©M.BELLO/PNUD

« Levons-nous et travaillons», le slogan de la nouvelle coopérative d’épargne des femmes du village de Balimba, au sud du Tchad, témoigne de leur motivation et esprit d’entreprise.

« Avec notre petit capital, nos activités n’apportaient pas beaucoup » explique Florence, membre du groupe. « Comme c’était notre propre argent, on ne le gérait pas de la même manière et on dépensait beaucoup. Maintenant, le microcrédit nous a motivées et on fait beaucoup plus d’efforts.»

À retenir

  • S’étalant sur une période de quatre ans, le programme dispose d’un budget total de 5millions de dollars, financés conjointement par le PNUD, l’UNCDF et le gouvernement.
  • Le but du projet est d’accroître l'offre de services financiers de proximité aux populations pauvres et à faibles revenus de près de 50% d'ici à 2014, en visant en particulier les femmes
  • En 6 mois, le programme de promotion de l’entrepreneuriat féminin a permis de créer 185 associations rassemblant plus de 4000 femmes

À travers le Programme d’Appui à la Finance Inclusive au Tchad, le PNUD vise à faciliter l’accès à des services financiers adaptés pour améliorer les conditions de vie des populations, répondre à leurs besoins et encourager l’entreprenariat,en particulier chez les femmes.

Cette initiative est soutenue par la PARCEC (Promotion et Appui aux Réseaux des Coopératives d’Epargne et de Crédits), un réseau de 33 coopératives de micro-crédits qui comptait 33000 membres, dont 8756 femmes, fin 2012.

Clarisse Neloum, qui travaille avec la PARCEC depuis 7 ans, explique que le programme d’épargne et éducation a été créé spécifiquement pour promouvoir l’entreprenariat féminin et diffère des méthodes classiques. « Elles épargnent tout au long de la période où elles ont accès au crédit à l’inverse du crédit classique où l’épargne est un préalable. C’est une opportunité pour les femmes démunies qui excellent dans leurs activités. » dit Clarisse, en précisant qu’en six mois 185 associations ont été créées, rassemblant plus de 4000 femmes.

Les bénéficiaires ont également reçu des formations sur la gestion de leur crédit. « On a appris à faire la différence entre une bonne et une mauvaise dette » explique Florence. « La bonne dette, c’est celle qui nous tire vers le haut et nous permet d’avoir assez pour vivre, épargner et améliorer notre condition. »

Les activités génératrices de revenus exercées par les bénéficiaires vont de la transformation de produits locaux à la production d’huile de karité en passant par la vente de poisson et de céréales.

« Ma santé et celle de mes enfants se sont améliorées car nous mangeons mieux, » dit Florence. « Et maintenant je peux me permettre d’acheter des médicaments lorsque moi ou mes enfants avons une crise de paludisme », explique une autre participante.  

S’étalant sur une période de quatre ans (2012-2015), le programme dispose d’un budget total de 5millions de dollars, financés conjointement par le PNUD (2 million de dollars), l’UNCDF (1 million de dollars) et le gouvernement (2 millions de dollars). La transparence financière est assurée grâce à des services techniques et d’accompagnement auprès des partenaires

« Nous allons bénéficier de l’audit et du paramétrage de notre logiciel de gestion, et de formations pour établissements de microfinance » explique Allaramadji Natoita, directeur adjoint de la PARCEC.qui voit d’un œil positif la première phase de ce partenariat avec le PNUD. 

Le PNUD en action
Oeuvrer pour un progrès global

Présent dans 177 pays et territoires, le PNUD appuie des activités visant à relever le niveau de vie et à créer des opportunités. Notre Rapport annuel 2012-2013 présente toute la gamme de nos partenariats et illustre notre rôle de leader en matière de coordination et de responsabilisation au sein du système des Nations Unies.

Voir tous les rapports annuels
Suivez-nous sur