Au Sri Lanka, les communautés reconstruisent pour faire face aux désastres

school meeting
Le comité de gestion des désastres d'une école dans le sud-est du Sri Lanka se réunit autour des plans de renforcement des infrastructures.

Kuventhini Josep Jeyaraj enseigne à l’Ecole méthodiste tamoul de Komari, dans le sud-est du Sri Lanka. Elle a grandi à Komari, et pendant son enfance, lorsqu’une catastrophe se produisait, sa famille et ses voisins se réfugiaient dans des écoles, dont les capacités d’occupation étaient souvent dépassées, causant de graves risques sanitaires.  

« Les personnes déplacées qui se réfugiaient dans une école devaient ensuite aller dans les forêts, les broussailles ou les lagons pour satisfaire leurs besoins naturels. Les femmes, qui devaient parfois y aller à minuit, mettaient leur vie en danger, notamment à cause des animaux sauvages, des serpents et des insectes venimeux », dit-elle.

Komari et de nombreux autres villages de la région ont été dévastés par le tsunami qui a frappé l’Océan Indien en 2004. Au fur et à mesure de la reconstruction de la région, il est devenu clair que la solidité des écoles devaient être renforcée pour permettre aux personnes déplacées par les catastrophes d’y trouver refuge, d’y faire la cuisine, d’avoir accès à l’électricité et à des installations sanitaires.  

À retenir

  • Dans 10 écoles du district d’Ampara, 20 toilettes et salles de bain ont été construites.
  • 20 réservoirs d’eau ont été installés pour fournir de l’eau potable pendant les tempêtes.
  • Quarante maçons ont été formés aux techniques de la construction de bâtiments résistants aux catastrophes dans des écoles techniques locales.
  • A l’école de Walagampura, un comité de gestion des catastrophes et une équipe d’intervention en cas de catastrophes ont été formés. Un plan de sécurité scolaire a été élaboré, et quatre toilettes qui résistent aux tempêtes ont été installées dans des salles de bain fortifiées

L'Agence australienne pour le développement international (AusAID), le PNUD et d’autres partenaires ont ainsi lancé  un projet intitulé « Renforcer les capacités de gestion des catastrophes dans les provinces affectées par les conflits du nord et de l’est du Sri Lanka »,  qui vise à élaborer des plans visant à développer la résilience des villages dans les communautés vulnérables du nord et de l’est du Sri Lanka. 

Les responsables du Centre de gestion des catastrophes du Sri Lanka ainsi que des représentants d’AusAid et du PNUD ont réuni les responsables des écoles et des membres de la communauté. Ensemble, ils ont pu débattre et préparer des procédures de financement. Des plans de travail communs s’appuyant sur les financements des programmes et des ressources communautaires ont été élaborés : les matériaux de construction ont été achetés localement, puis utilisés par des équipes de maçonnerie locales.

Ce projet a ainsi permis aux communautés d’installer des toilettes plus résistantes aux tempêtes, des salles de bain revêtues de céramique aux sols et aux murs, des systèmes fonctionnant à l’énergie solaire, des fondations plus élevées (et donc plus résistantes face aux inondations), et des toits plats en béton (qui résistent mieux aux vents forts). Vingt toilettes et salles de bain ont été construites dans 10 écoles du district d’Ampara ; vingt réservoirs d’eau ont été installés pour fournir de l’eau potable pendant les tempêtes, ainsi que des lampes tempêtes, des ustensiles de cuisine, des panneaux solaires et des robinets d’eau, ont été fournis. En outre, 20 maçons ont été formés aux techniques de construction de bâtiments résistants aux catastrophes à l’Ecole technique de Dehiattakandiya et 20 autres maçons ont été formés à l’Ecole technique de Sammanthurai.  

L’école de Walagampura, située dans le district d’Uhana, a aussi bénéficié de ce programme. La communauté de Walagampura est sujette aux crues éclair, aux grands vents, et menacée par une digue défectueuse non loin de là. Les conditions économiques de la majorité des citoyens sont difficiles et la communauté n’a pas pensé à transformer l’école en refuge contre les catastrophes comme elle aurait dû le faire. Grâce à l’appui fourni par ce projet, l’école a été construite de manière à mieux résister aux tempêtes et l’équipement dont elle dispose maintenant lui permet de servir de centre d’aide sociale communautaire en cas de catastrophes. L’école dispose maintenant de son propre comité de gestion des catastrophes et d’une équipe d’intervention en cas de catastrophes. Un plan de sécurité scolaire a été élaboré, et quatre toilettes résistant aux tempêtes ont été installées dans des salles de bain fortifiées.   

Thilakarathne, le directeur de l’école de Walagampura, explique que la transparence du processus l’a beaucoup impressionné. « Les plans des toilettes nous ont été présentés et on nous a fait comprendre combien il est important de construire des bâtiments qui peuvent résister aux catastrophes. C’était la première fois qu’on nous expliquait comment nous pouvions minimiser les conséquences des catastrophes naturelles ».  

Au delà de la préparation aux catastrophes, ces rénovations améliorent la vie des membres de la communauté. Les écolières qui devaient auparavant rentrer chez elles pour utiliser des toilettes n’ont plus besoin de manquer les cours.  

« Les villageois nous ont apporté leur plein appui car ces améliorations sont importantes non seulement pour les écolières, mais  pour toute la communauté », explique Mme Rajeni Navendraraj, la Secrétaire de la Société de développement des écoles.

Le projet a pris fin en décembre 2013, et depuis lors, le Sri Lanka poursuit ses efforts pour améliorer sa résilience face aux catastrophes. Avec l’appui du Programme pour la résilience en cas de catastrophes et de viabilité environnementale du PNUD, le Sri Lanka met actuellement en œuvre le « Programme de gestion globale des catastrophes », un programme de sensibilisation aux risques, faisant participer plusieurs secteurs, institutions et parties prenantes, qui apporteront leur assistance technique en matière de gestion des catastrophes à un grand nombre de Sri Lankais et d’institutions sri-lankaises, y compris des écoles qui jouent un rôle essentiel au sein des communautés. 

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