Soudan du Sud : Permettre un accès à la justice pour les femmes

Alice a formé une organisation locale qui suit les tentatives de justice populaire au Soudan du Sud
Alice a formé une organisation locale qui suit les tentatives de justice populaire au Soudan du Sud

Dans un pays aussi jeune que le Soudan du Sud , la plupart des litiges sont encore réglés à travers des structures et des institutions traditionnelles et coutumières. Alice Adye, qui réside dans l’état de l’Equatoria oriental, a pu observer comment la désintégration des institutions gouvernementales, notamment de la police, des tribunaux statutaires et coutumiers, a fragilisé et victimisé les femmes des régions rurales.

« Dans ma communauté, lorsqu’une famille est soupçonnée ou accusée de meurtre, on cède à titre de compensation une fillette à la famille de la victime. Dans d’autres cas, les femmes accusées sont lapidées et battues à mort, » déclare Alice.

A retenir

  • Avec le financement du Japon, le programme a formé 40 parajuristes, dont 9 femmes, sur l'accès à la justice au niveau local et national.
  • Six centres juriques mis en place avec des ONG pour fournir accès à la justice aux personnes vulnérables et suivre les procédure des tribunaux coutumiers.
  • Des spécialistesont été mis en place dans dix états pour fournir un appui technique et politique au secteur de la justice pénale et aux organisations communautaires.

Après avoir participé à une formation parajuridique parrainée par le PNUD, Alice a formé la Women Empowerment for Prosperity (Autonomisation des femmes pour la prospérité). Cette organisation locale suit et transmet au département des enquêtes criminelles du service de police national les cas de tentatives de justice populaire. Women Empowerment for Prosperity a embauché 20 volontaires provenant de différents comtés et villages d'Equatoria oriental pour qu’ils recueillent des informations sur les lieux où les femmes sont en danger.

« Pour être un bon parajuriste, vous devez savoir comment nos lois peuvent être utilisées pour protéger la vie des femmes. Grâce à la formation du PNUD, j’ai pu maîtriser ces outils et rentrer en contact avec les personnes du département de la police et d’autres activistes ».

Grâce à un financement du Japon, de la Norvège, des Pays-Bas, et du Royaume-Uni, le Programme d’Accès à la justice et à l’état de droit a formé 40 parajuristes dont 9 femmes sur l’accès à la justice au niveau de 5 états.

La formation réunit juges, avocats, policiers et agents pénitentiaires, gardiens des règles coutumières ou encore activistes communautaires comme Alice, pour qu’ils connaissent mieux les lois permettant aux communautés de faire valoir leurs droits, et leur expliquer également le fonctionnement des tribunaux.

Bien que les pratiques parajuridiques ne soient pas codifiées par des lois, dans un pays qui compte à peine 400 avocats en exercice, la formalisation du corps parajuridique ou des auxiliaires juridiques communautaires peut combler de grosses lacunes et permettre aux personnes d’accéder à la justice tant formelle qu’informelle. Les activistes communautaires et les parajuristes sont de plus en plus perçus comme des agents du changement social et des intermédiaires amplifiant la voix des citoyens.

Six centres juriques ont aussi été mis en place avec des ONG pour fournir accès à la justice aux personnes vulnérables et suivre les procédure des tribunaux coutumiers.

Le PNUD collabore également avec le système de justice pénale du pays, comprenant la magistrature, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice pour appliquer un programme de développement des capacités en matière de plaidoyer et de connaissance des instruments juridiques. Des spécialistes de l’état de droit et des conseillers juridiques ont été mis en place dans dix états afin de fournir un appui technique et politique au secteur de la justice pénale et aux organisations communautaires.

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