Des exercices de simulation préparent le Kosovo* aux séismes

Pompiers au Kosovo
Des pompiers lors d'une simulation de tremblement de terre. Photo: PNUD Kosovo.

Dès que l’alarme  retentit, les élèves de l’école primaire Selam Hallaqi de Gjilan/Gnjilane, au Kosovo, se précipitent à l’abri, sous des tables ou dans des embrasures de porte. Lorsque les locaux sont suffisamment sûrs pour pouvoir s’y aventurer, les enseignants font sortir les jeunes pour attendre les services de secours.

Ce n’est là qu’une simulation de séisme, mais ce n’est pas une raison pour ne pas la prendre au sérieux. Tout comme le reste du Kosovo, la ville de Gjilan/Gnjilane est fortement exposée aux désastres naturels.

A retenir

  • L’objectif du projet est d’améliorer la prévention et la réponse aux catastrophes au Kosovo et de renforcer les capacités des personnels clés
  • 400 représentants des différentes structures de gestion des crises ont reçu une formation pour mener des évaluations des risques au niveau local
  • Des applications mobiles, sites web et médias sociaux invitent les citoyens à participer à la réduction des risques de catastrophe et à gérer les crises
  • Les écoles primaires et secondaires sont à présent tenues de procéder à une simulation de séisme tous les deux ans

« Que ce soit lors d'une tempête ou d'un séisme, ce type de simulation a prouvé qu’il raccourcissait le temps de réaction de la population, explique M. Shigehiro Shibata, responsable de la réduction des risques de catastrophe au PNUD. Les habitants réclament ce genre de formation. Renforcer la préparation aux catastrophes sauve des vies et protège les communautés. »

Dans la salle de classe, où tout a été chamboulé pour simuler les dégâts provoqués par un séisme, le personnel d’urgence prend en charge les « blessés ». Les jeunes reviennent en classe pour observer les premiers soins et recevoir des informations sur les problèmes qu’ils peuvent rencontrer lors d’un séisme.

Le PNUD collabore depuis 2013 avec la municipalité de Gjilan/Gnjilane et d’autres partenaires internationaux afin de mieux préparer les élèves et le reste de la communauté aux séismes et aux catastrophes. Depuis, une stratégie nationale a été mise en place pour assurer la sécurité des écoles. Elle oblige tous les établissements primaires et secondaires à procéder tous les deux ans à une simulation au séisme.

Des ateliers de formation sont aussi régulièrement organisés pour les enseignants, le personnel scolaire et les instances chargées de la gestion des urgences. Des documents sur la préparation aux crises, plans d’évacuation et posters expliquent aux élèves comment se comporter en cas de séisme ou d’incendie.

« Nous prenons tous cela très au sérieux, dit M. Ahmet Aliu, directeur de l’école. C’est un excellent exercice, car les élèves reçoivent des informations, et par leur intermédiaire, les familles savent quoi faire en cas de séisme. »

Ce n’est qu’une partie des efforts entrepris par le Kosovo pour renforcer sa stratégie de réduction des risques de catastrophe et les capacités de son personnel. Les pouvoirs publics ont œuvré à l’amélioration des cadres juridiques et réglementaires et ont introduit des plates-formes innovantes comme la téléphonie mobile, les médias sociaux et des solutions Web 2.0 pour permettre aux institutions publiques et aux citoyens de participer plus activement à la réduction des risques de catastrophes.

À ce jour, 400 représentants des différentes structures de gestion des crises ont reçu une formation qui leur permettra d’évaluer les risques au niveau local.

« On a fait beaucoup de progrès, c’est certain, affirme Mme Zana Hoxha-Edip, responsable de projet au PNUD pour l’initiative de réduction des risques de catastrophe au Kosovo. En quelques années, le Kosovo a bien avancé dans la planification et la préparation aux catastrophes. L’étape suivante est de renforcer et améliorer ces capacités et d’inclure la réduction des risques dans les plans de développement. »

*Les références au Kosovo s’entendent dans le contexte de la résolution du Conseil de sécurité 1244 (1999).

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