Gérer l'eau pour mieux s’adapter au climat en Équateur

Des systèmes d'adduction d'eau et d'irrigation ont été mis en place au bénéfice de 30 000 personnes. Photo: PNUD en Equateur

Sergio Guzmán, 80 ans, est fermier à Victoria del Portete, un hameau de 5 000 personnes entouré de hautes montagnes et riche en rivières et pâturages. Il a appris à gérer une ferme à 14 ans mais, après toute une vie consacrée à la terre, il constate une pénurie croissante d'eau dans la région.

« Quand j'avais 18 ou 20 ans, il pleuvait beaucoup, et les rivières inondaient les terres. Mais cette année, il n'a plu qu'une fois », dit-il.

Des fermiers comme Sergio ont subi de plein fouet les effets du changement climatique —longues sécheresses, pluies diluviennes et périodes de chaleur prolongées sont de plus en plus fréquents, et le niveau du fleuve qui irrigue la région baisse peu à peu.

A retenir

  • Près de 30 000 personnes ont bénéficié d'un système d’adduction d’eau potable et d'irrigation
  • 440 hectares de terre ont été reboisés et plus de 500 000 plantes natives plantées
  • 116 fermes agro-écologiques et 134 vergers ont été créés pour améliorer la sécurité alimentaire des communautés

Pour soutenir les communautés face à ces aléas, le PNUD, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Ministère de l'Environnement de l'Équateur ont initié un projet d’adaptation au changement climatique par la gouvernance efficace de l'eau et l’amélioration de la qualité de vie.

Depuis 2008, le projet s'intéresse aux bassins hydrographiques les plus vulnérables de l'Équateur : Chone, Portoviejo, Babahoyo, Advertise, Jubones et Catamayo. Il applique les mesures d'adaptation au changement climatique à l'agriculture, améliore la structure des réservoirs d'eau, affine les systèmes d'irrigation et intègre la gestion communautaire des systèmes d'irrigation.

Diego Zorrilla, représentant du PNUD en Équateur, souligne que « le programme est logé au ministère de l'environnement afin de favoriser sa duplication à travers le pays ».

Au total, 36 projets communautaires et exploitations agroforestières ont été initiés, et les savoirs et pratiques traditionnels utilisés pour améliorer la fiabilité des ressources en eau.

Une de ces pratiques ancestrales est appliquée dans les potagers du peuple Shuar d'Amazonie, où les femmes gèrent les cultures. Elles protègent et restaurent les sols en éliminant les plantes et le bétail non natifs. Cela entraîne la résurgence des semences et des plantes natives qui, à leur tour, améliorent la biodiversité et protègent le patrimoine culturel de la région. Autre technique traditionnelle, les albarradas (digues en fer à cheval), qui sont des lagunes artificielles pour collecter l'eau de pluie pour l'irrigation, mais aussi pour pratiquer la pisciculture et l'élevage de canards.

Pour améliorer la sécurité alimentaire, le projet a créé 116 fermes agro-écologiques et 134 vergers. Un système d'adduction d'eau et 149 systèmes d'asperseurs et d'irrigation mixte ont été mis en place pour les jardins ruraux. Le projet a également planté plus de 500 000 plantes natives et reboisé 440 hectares de terre. De même, 50 réservoirs et mini-réservoirs, 96 bassins, 33 mouillères et 32 vasques ont été construits.

Le projet s'est efforcé de renforcer les capacités des institutions et des partenaires locaux — le nouveau cadre réglementaire régissant les ressources en eau de l'Équateur a institué un Conseil des bassins hydrographiques pour les communautés. Dans 12 communautés de la province d'Azuay, les femmes participent activement au processus décisionnel, une avancée décisive, puisque les hommes sont partis ailleurs chercher du travail.

Selon Gladys Sagbay, une de ces femmes, « il n'y avait pas de travail [avant le projet]. Mais maintenant, nous avons de l'eau pour cultiver nos jardins, puis vendre nos produits. La terre nousnourrit ».

Quelque 4 455 familles de 28 983 personnes au total de huit provinces et 116 communautés ont bénéficié des activités du projet.

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