Une vie entre guerre et paix en Géorgie

Lela Khatiashvilli avec sa famille au village d'Abano. Photo: David Khizanishvili/PNUD en Géorgie

Avec sept enfants à la maison, Lela Khatiashvilli a fort à faire, et en l'absence de garderie dans son village d'Abano, elle n’a pas le temps de chercher un emploi.

Abano, un village traditionnel connu pour ses sources thermales, aurait pu devenir une destination touristique prisée,  dotée d'une économie locale florissante. Mais sa proximité avec une zone de conflit a anéanti ces perspectives. Au lieu de cela, le village est devenu l’un des plus pauvres de la région.

A retenir

  • Le projet bénéficie à plus de 3 000 personnes dans 17 communautés situés en bordure de l'Ossétie du Sud.
  • 700 petits exploitants ont reçu des jeunes plants et de l'engrais pour relancer un secteur agricole à la peine
  • Le système d'approvisionnement en eau potable endommagé par 2 décénnies de conflit a été remis en état

La région de Shida Kartli en Géorgie est située en bordure du conflit avec l'Ossétie du Sud et bascule entre guerre et paix depuis plus de deux décennies,  désespérant de connaître un jour la stabilité et le développement. La population composée de Géorgiens et d'Ossètes souffre d'un large éventail de problèmes, parmi lesquels des questions de sécurité, la vétusté des infrastructures, la piètre qualité des services sociaux et la pauvreté croissante.

C'est pourquoi Lela attend l'ouverture de la nouvelle école maternelle avec impatience, convaincue que celle-ci générera des perspectives d'emploi, tout en lui permettant de mener une vie plus active.

«  Cela va nous changer la vie, » affirme-t-elle. « Les mères avec des enfants en bas âge vont pouvoir utiliser la garderie et même trouver un emploi. »

Le nouveau bâtiment sera équipé de panneaux solaires pour le chauffage et l'eau chaude, fournissant ainsi un point d'eau régulier, un service qui n'est pas garanti dans cette partie du pays. Ce nouvel environnement devrait aussi profiter aux enfants de la localité , dont certains ont été témoins de la guerre et continuent de souffrir de traumatismes psychologiques.

Abano est l’un des villages de la région bénéficiant de l'aide du PNUD, du HCR et de l'Union européenne. Depuis 2012, les projets ayant trait à l'infrastructure et à l'approvisionnement en eau, les coopératives agricoles, la formation professionnelle, et les parcelles de démonstration mettant en avant les pratiques agricoles modernes ont bénéficié à plus de 3 000 personnes réparties dans dix-sept communautés différentes. Parmi elles figurent les 12 villages situés en bordure du conflit et deux camps de personnes déplacées à l'intérieur du pays.

Cela fait plus de vingt ans que certains des villages situés dans la région de Shida Kartli n'ont pas accès à l'eau potable et à des sources d'irrigation, en raison des pannes affectant les oléoducs et les réservoirs d'eau, et de la coupure des canalisations occasionnée par le conflit. Des projets de réhabilitation ont permis de remettre en état le système d'approvisionnement en eau potable, augmentant ainsi de manière considérable la perspective de relancer un secteur agricole à la peine.   

Le PNUD a également lancé des travaux de recherche pour étudier le potentiel agricole, dresser le portrait social et économique de la population et aider les collectivités locales à prendre en compte les besoins spécifiques des villages vulnérables dans leurs stratégies de développement à l'échelle régionale.

Plus de 700 petits exploitants agricoles dans la région de Shida Kartli bénéficient ainsi d'une assistance à travers l'octroi de jeunes plants et d'engrais. Des parcelles de démonstration et des serres ont permis à un plus grand nombre d'agriculteurs de cultiver des tomates, des aubergines et des fruits rouges.

Plus de 130 agriculteurs ont participé à des ateliers de formation professionnelle sur le conditionnement des produits laitiers et l'apiculture, tandis que 500 autres ont bénéficié de consultations au sein même de leur exploitation dans le domaine de l'horticulture. Un centre de collecte de lait a également été créé pour approvisionner les villages voisins.

Shida Kartli demeure un des régions les plus vulnérables de Géorgie mais désormais, des milliers de personnes commencent à raisonner et à travailler sur le long terme. 

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