En Érythrée, la formation professionnelle lance les jeunes

Jeunes en Erythrée
Tsega Teklemenot, formatrice en menuiserie, et l'un de ses élèves, Keren, Erythrée. Photo: PNUD en Erythrée

La menuiserie a longtemps été considérée comme un métier réservé aux hommes en Érythrée. Mais Tsega Teklemenot, formatrice au centre pour le développement de compétences des jeunes de Keren, est la preuve vivante que les femmes aussi peuvent s’épanouir dans ce secteur.

« La plupart des jeunes femmes préfèrent travailler comme serveuses et se faire de l'argent rapidement, mais j'espère qu'elles se rendront compte que le temps consacré à la formation peut se révéler payant », dit-elle.

A retenir

  • Des formations de 6 mois dans tout le pays renforcent les compétences et créent de l'emploi pour la jeunesse
  • Plus de 1500 jeunes, dont 38% de femmes, ont participé au programme.
  • Près de 65% des bénéficiaires ont pu obtenir un emploi permanent.

L’Érythrée est confrontée à un problème de chômage des jeunes généralisé, incitant bon nombre d'entre eux à braver les risques de l’émigration à la recherche de meilleures perspectives.  Pour y remédier, un projet de l'Union nationale des jeunes et des étudiants érythréens (NUEYS), avec le soutien financier de la Norvège, du Japon et du PNUD, mène des activités de formation et de développement des compétences professionnelles pour aider les jeunes à trouver un emploi.

Ces formations durent six mois et couvrent différents domaines, notamment la conception graphique, la menuiserie, l'apiculture, la coiffure, la poterie et l'installation électrique. Elles sont organisées dans l’ensemble des six régions du pays. La sélection des candidats tient compte de l'équilibre des sexes, et cible les jeunes issus des ménages dirigés par une femme, les jeunes démobilisés du service militaire, les personnes déplacées et les jeunes à besoins spécifiques.

Tsega Mekonnen, 22 ans, est la présidente de l'Association des Malentendants d’Anseba. Pour elle, la formation est porteuse d’espoir pour l'avenir, en particulier chez les personnes handicapées. Sur les 21 participants à son cours de poterie, 10 sont sourds. Tsega envisage d’enseigner la poterie après sa formation, pour permettre à davantage de membres de l'Association de bénéficier de l'initiative.

« De nombreux jeunes [handicapés] sont aujourd’hui sans emploi. C’est une occasion unique d'acquérir de nouvelles compétences », dit-elle.

À l'atelier Métal et Bois du centre de Keren, Daniel Kitre, 18 ans, vient de terminer sa formation de six mois en menuiserie. Il est persuadé que les compétences  nouvellement acquises lui permettront d'avoir son propre atelier plus tard.

« Je recommande cette formation à mes amis qui sont à la recherche d'emploi», déclare-t-il.

Le projet de développement des compétences professionnelles des jeunes a été étendu après une  initiative pilote menée de 2007 à 2011. Depuis son lancement en 2014, plus de 1500 jeunes, dont 38% de femmes, ont participé au programme et 63% des bénéficiaires ont trouvé un emploi permanent.

Bierhane Teare, devenu formateur pour le projet avoir bénéficié d’une formation en menuiserie, est heureux d’avoir un revenu régulier.

« J'aurais voulu créer ma propre activité, mais je ne disposais pas du capital nécessaire. Cela dit, je suis bien content de mettre à profit mes compétences pour enseigner à d’autres », précise-t-il. Il ajoute que la plupart des meubles fabriqués à l'atelier ont été vendus et qu’il existe une demande suffisante pour leurs produits.

L'un des défis auxquels le projet est confronté est le manque d'espace, vu que les centres de formation ne peuvent accueillir que 50 personnes à la fois. Récemment, ces centres ont été élargis pour recevoir davantage de participants;  ils offrent également un programme d’études révisé, et utilisent des équipements modernes, ainsi que des manuels de formation à jour.

En outre, le projet a créé une plate-forme de dialogue sur les questions de jeunesse et de migration, et accorde des fonds de démarrage aux jeunes ayant du potentiel, notamment aux membres de la diaspora candidats  au retour volontaire et à ceux qui vivent dans le pays.

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