Le relèvement après un cyclone au Bangladesh

Une digue réparée
Les abris familiaux de base (à l'arrière plan) font partie du plan de relèvement après catastrophe au Bangladesh. PHOTO: PNUD AU BANGLADESH

En mai 2009, le cyclone Aila a frappé le sud-ouest du Bangladesh, détruisant la maison et le magasin de Bipasha Rani Mondol, alors âgée de 29 ans.

« Nous n’avons pas été prévenus du raz-de-marée, » dit Bipasha. « L’eau a pénétré dans notre village en une demie heure à travers les brèches [de la digue protégeant le village]. Beaucoup de personnes se sont réfugiées dans des arbres et des bateaux pour sauver leurs vies.»

Deux cent cinquante-cinq mille familles ont été touchées par le cyclone, 165 000 maisons détruites et 25 928 familles ont été contraintes de vivre dans des abris de fortune sur des digues endommagées. Les sources d’eau douce ont été contaminées, les moyens de subsistance réduits, et de nombreuses personnes contraintes de se déplacer dans leur pays ou à l’étranger.

A retenir

  • Près de 17 000 personnes touchées par le cyclone Aila ont bénéficié des efforts de relèvement globaux
  • 265 familles vivent dans des abris familiaux de base résistants aux catastrophes
  • Un programme d’argent contre travail a permis de relancer l’économie locale

Bipasha, son mari et leurs deux fils, ont vécu dans un abri de fortune sur cette digue pendant deux ans et demi. Bipasha a dû vendre ses bijoux pour rembourser les emprunts faits pour son magasin.

Une fois la digue réparée, la famille est retournée s’installer dans la région où elle a construit une cabane en chaume. La cabane n’est toutefois pas conçue pour résister à une autre tempête violente, et la famille s’inquiète des dégâts et des risques potentiels.

Construire des logements résistants pour les familles déplacées par les catastrophes est l’une des préoccupations les plus pressantes du relèvement. Conscients de cette réalité, le Gouvernement du Bangladesh, le PNUD et d’autres partenaires internationaux ont engagé des efforts de reconstruction pour ces communautés.  

Des représentants du Fonds de réponse aux urgences du PNUD ont travaillé avec des administrateurs locaux et des représentants du gouvernement pour recenser les familles touchées par le cyclone ayant droit à un « abri familial de base. » La famille de Bipasha a été sélectionnée.

Ce type d’abri peut résister à des cyclones de catégorie 4 et est suffisamment grand pour abriter les propriétaires, les membres de leurs familles et les voisins en cas de catastrophe. Les maisons sont construites avec du matériau écologique local .

« Je me sens en sécurité la nuit lorsque je dors avec mon mari et mes deux fils, » dit Bipasha. Elle a aussi participé pendant 25 jours à un programme de rémunération du travail en espèces, ce qui lui a permis de gagner 5 000 BDT, soit 65 dollars US. Elle a également suivi des formations sur l’hygiène, la préparation aux catastrophes et reçu une subvention en espèces de 10 000 BDT pour trouver de nouveaux moyens de subsistance.

« Je n’avais pas l’habitude de travailler dans les champs, mais [le cyclone] Aila a brisé ce tabou social. Avec de nombreuses autres femmes du village, nous avons participé à un programme de rémunération du travail en espèces afin de faire vivre nos familles et survivre à Aila. Grâce à la subvention en espèces du Fonds de réponse aux urgences du PNUD, nous avons relancé mon commerce de tissus, » dit-elle. « Mes fils vont à l’école. Nous sommes en mesure de payer leurs frais de scolarité. »

Grâce à ce programme, 265 familles bénéficient maintenant de ces abris. Pour promouvoir l’égalité des sexes, les époux sont copropriétaires des abris. Des conteneurs d’eau douce ont été mis en place, des digues d’une longueur de trois kilomètres ont été reconstruites et des terres ont été reboisées sur une longueur de trois kilomètres. En tout, en juin 2014, 16 755 personnes touchées par Aila ont bénéficié des efforts de relèvement globaux.

« C’est tragique, mais les initiatives de relèvement permettent de reconstruire plus solide, plus sûr et plus résistant, » explique Jeannette Fernandez, Spécialiste du relèvement pour le PNUD. « Des exemples comme celui du Bangladesh montrent que l’on peut préserver le développement—ou dans ce cas, le redéveloppement—en intégrant les préoccupations concernant les risques de catastrophes. »

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe