Au Yémen, les jeunes prennent la place du conducteur

Un moto-taxi au Yémen
Avec les revenus de son travail d'urgence pour le PNUD, Mohammed a pu acheter une moto et travaille maintenant comme taxi. Photo: PNUD au Yémen

À tout juste 22 ans, Mohammed Hamood Alshouthmi est le principal soutien de sa famille. Mais avec le conflit qui fait rage au Yémen, il a perdu son emploi et se débat pour payer le loyer, la nourriture et les produits de première nécessité.

« La vie est dure pour nous depuis le début du conflit » dit-il. « Ma famille et moi travaillons juste un jour ou deux dans le mois. Nous nourrir devient de plus en plus difficile ».

À retenir

  • Le projet jette les bases d’un relèvement durable en répondant aux besoins immédiats, et en renforçant les capacités à long terme.
  • Le projet a créé des emplois d'urgence pour 4500 travailleurs et offert une formation en entreprenariat à 1270 femmes.
  • 500 femmes vulnérables ont créé des micro-entreprises dans le secteur laitier, assurant la disponibilité de produits alimentaires de base.

Mohammed fait partie des 250 jeunes qui ont participé au programme « Argent contre travail » du PNUD, organisé entre septembre et novembre 2015 à Sanaa. Ce programme d’urgence est financé par le Centre du Roi Salman pour le secours et l’aide humanitaire, et vise à répondre aux besoins immédiats des communautés touchées par le conflit tout en renforçant leur capacité à y faire face.

« C’était mon rêve d’avoir un travail », déclare Mohammed. « Je suis vraiment très heureux de participer à ce programme. Mais je suis inquiet de ce que l’avenir me réserve, » ajoute-t-il.

« J’ai réussi à économiser 70 000 rial yéménites (325$ US). J’ai décidé d’acheter une moto pour pouvoir travailler et avoir des revenus stables, de manière à ne pas me retrouver dans la situation où j’étais auparavant ».

L’argent que Mohammed a économisé grâce à son emploi d'urgence n’était pas suffisant pour payer sa moto. Il a dû aussi emprunter une petite somme d’argent. Mais il indique que les revenus qu’il a générés en tant que chauffeur de moto-taxi  ont largement remboursé son investissement.

« Travailler comme chauffeur de moto-taxi m’a permis de gagner assez d’argent pour rembourser mon emprunt, soutenir ma famille et garder ma dignité » dit-il.

Le programme « Argent contre travail » n’est qu’une des composantes de l’action du PNUD au Yémen, qui vise à jeter les bases d’un relèvement durable et d’une stabilité à long terme.

Le problème du chômage des jeunes étant considéré comme l’une des causes profondes du conflit dans le pays, des activités de résilience économique s’emploient à donner aux jeunes défavorisés les moyens de développer leur potentiel et d'acquérir des compétences.

Grâce au financement du Japon, 500 jeunes femmes vulnérables ont ainsi pu créer des micro-entreprises dans le secteur laitier. Elles produisent et vendent du lait, du fromage et des yaourts, après avoir reçu des subventions à la création d’entreprises ainsi qu’une formation de base en compétences commerciales et financières.

En mars 2016, plus de 100 femmes participant à ce programme ont présenté leurs produits au bazar de l’Université de Taizz. « Le bazar est une bonne occasion de promouvoir nos produits », dit Fathi Mohammed, une jeune femme de 28 ans. « Je suis très heureuse d’avoir vendu autant de mes produits, et d’avoir attiré de nouveaux clients ».

Avant l’escalade du conflit en mars 2015, le Yémen importait environ 95 % de ses produits laitiers. Avec les restrictions à l’importation, la fermeture des marchés et d’autres perturbations, la chaîne d’approvisionnement a été interrompue.

Aider les femmes à démarrer une affaire dans le secteur laitier améliore non seulement leurs moyens de subsistance, mais renforce également la sécurité alimentaire, grâce à la disponibilité de produits alimentaires de base. Ce sont plus de 60 000 personnes dans 50 villages et districts avoisinants qui devraient bénéficier des retombées de ce programme.

Pour Mohammed et Fathi, ces opportunités leurs permettent de répondre aux besoins urgents de leur famille et d’avoir un peu de répit. Ils peuvent, ce faisant, reprendre leur souffle et concevoir des stratégies à long terme.

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