Des citernes pour parer au manque d'eau en Ouganda

Citerne en Ouganda
Le stockage d'eau dans des citernes atténue l'effet de la sécheresse et sécurise les femmes et les jeunes filles. @Pnud en Ouganda

Sous le soleil de plomb qui tape sur le petit village ougandais de Katembe, la nouvelle citerne de Jennifer Nyakato rappelle une oasis dans le désert.

D'une capacité de 7000 litres, la citerne permettra à Jennifer, 50 ans et mère de 5 enfants, de stocker de l'eau en saison des pluies pour éviter d'aller en chercher à 7 km de chez elle en saison sèche.

A retenir

  • Le projet appuie l'adaptation au changement climatique à travers la protection et l'exploitation durables des ressources naturelles
  • 85 % des Ougandais vivent en zone rurale et dépendent de l'agriculture sous pluie
  • Le stockage d'eau dans des citernes atténue l'effet de la sécheresse et sécurise les femmes et les jeunes filles
  • Les bénéficiaires sont tenus de planter des arbres et de promouvoir l'assainissement et l'hygiène au sein de leur communauté

« Avec cette citerne, mes enfants et moi gagnons beaucoup de temps », expliquet-elle. Désormais, ses enfants peuvent aller à l'école à l'heure, tandis qu'elle travaille dans son jardin, ajoute-t-elle.

La citerne entre dans le cadre d'un projet du PNUD visant à renforcer la résilience des collectivités locales et des communautés au changement climatique et à soutenir leurs efforts de gestion et d'exploitation durables des ressources naturelles tout en intégrant l'adaptation et l'atténuation à leurs activités. Le projet, financé sur ressources de base du PNUD, est mis en œuvre par le Fonds mondial pour la nature (WWF) en collaboration avec plusieurs ministères, collectivités locales et organisations de la société civile.

À Kapembe, le projet travaille en partenariat avec la pépinière MJK Tree Nursery, une organisation communautaire de 250 membres. Le groupe a reçu un microfinancement de 7400 dollars US par le PNUD pour soutenir ses membres les plus vulnérables aux effets du changement climatique.

« Nous avons construit sept citernes au profit de six femmes et d'un homme », explique Deuson Kajumbe, coordonnateur du projet MJK. Par ailleurs, le groupe a construit 3 autres citernes sur ses propres fonds.

Pour commencer, le projet sensibilise le groupe à l'importance de stocker l'eau de pluie et de planter des arbres, explique Kajumbe. En plus de cela, les bénéficiaires doivent observer les normes sanitaires domestiques de base, notamment avoir des latrines chez eux.

 « Les membres du groupe ont construit des latrines pour Jennifer, qui n'en avait pas », révèle Kajumbe.

Rose Karuhanga, responsable du volet Eau et assainissement de MJK, souligne l'importance du projet pour les femmes, dont beaucoup ont été victimes de viol en se rendant au puits la nuit.

« Pendant nos visites dans les centres de santé, nous avons appris que 15 patientes sur 20 souffraient de maladies sexuellement transmissibles, souvent contractées lors d'un viol sur le chemin du puits », révèle-t-elle.

Les femmes n'abordent pas ouvertement ces sujets avec leur mari, mais la proximité d'un point d'eau les apaise puisqu'elles n'ont plus à s'inquiéter pour leur sécurité et leur santé et celles de leurs filles, poursuit-elle.

« Avant, je me levais à 03 heures du matin pour éviter la foule qui se massait au puits pendant la journée et les files d'attente interminables », confirme Scovia Tumwebaze, une autre bénéficiaire.

Elle n'osait pas demander à son mari de l'accompagner, estimant qu'il était du devoir de la femme d'aller chercher de l'eau. « Avec cette citerne, je suis en sécurité », confie-t-elle.

Par ailleurs, le groupe plante des arbres et a réalisé, avec une association communautaire voisine, une barrière de plus de 20.000 plants sur 2 km le long d'une rivière pour arrêter l'érosion et les glissements de terrain.

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe