Au Swaziland, des digues pour pallier à l'assèchement des rivières

des hommes travaillant
Dans la région du Lowveld, au Swaziland, des membres de communautés agricoles travaillent de concert pour construire une digue de sable sur le fleuve Lugulo. Photo: PNUD Swaziland

Depuis des siècles, le fleuve Lugulo fait vivre les familles et les communautés d'agriculteurs riveraines.

« Beaucoup de nos activités dépendent de ce cours d'eau: boire, abreuver le bétail, arroser nos cultures et construire nos maisons », explique Musa Sibandze, un ancien, président du comité d'exploitation des ressources hydrauliques.

Mais, tout au long des années Musa a été témoin de l'épuisement de cette source de vie essentielle.

À retenir

  • Dix écoles ont reçu des systèmes de collecte d'eau de pluie et ont été sensibilisées à l'importance de l'assainissement
  • Les digues de sable ont permis d'améliorer l'approvisionnement en eau auprès de 7 000 personnes
  • Un effort de restauration de l'écosystème a permis de désherber plus de 70 hectares de plantes envahissantes et d'améliorer l'infiltration de l'eau de pluie

« Le fleuve ne coule plus comme il y a 60 ans... Aujourd'hui, il est rempli de sable ».

La région du Lowveld ressent de plein fouet les effets du changement climatique. Au fil des ans, elle devient de plus en plus aride et chaude. Les sécheresses y sont plus fréquentes, et les petits cours d'eau comme le Lugulo s'assèchent, accentuant la pression sur les communautés qui en dépendent.

Celles-ci ont toutefois décidé d’inverser la tendance et découvert que le sable, d’ordinaire perçu comme un obstacle à l'accès à l'eau, peut se transformer en atout.

Ainsi, grâce à un projet financé par le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), les communautés et le ministère de l'Hydraulique du Swaziland ont construit cinq digues de sable sur le Lugulo. Méthode ancestrale de collecte d'eau, ces remblais permettent de recueillir les sédiments de sable et les eaux de ruissellement. L'eau contenue dans le sable peut être extraite par divers moyens pendant la saison sèche.

Dans le cadre de l'initiative Sud-Sud du PNUD, des techniciens kenyans expérimentés dans la construction de digues de sable ont montré aux responsables swazis et aux membres de la communauté les bienfaits de cette technique.

Par ailleurs, le projet a mis sur pied un comité d'exploitation des ressources hydrauliques, composé de membres élus de la communauté locale. Chargé de superviser l'approvisionnement en eau et l'assainissement au niveau communautaire, le comité intervient au nom de la communauté sur les questions liées à l'eau. Pendant la construction des digues, il a coordonné la mobilisation locale et l'ensemble du projet.

« Une conduite relie la digue à notre tout nouveau dispensaire, et nous utiliserons l'eau pour boire, arroser nos jardins et abreuver le bétail », explique M. Patrick Maphalala, membre du comité.

La digue a permis de recueillir environ 15 à 20 millions de litres d'eau, un volume qui ira croissant avec la maturité de l'ouvrage, mais déjà suffisant pour la communauté. Au total, les cinq digues ont amélioré l'approvisionnement en eau de près de 7 000 individus.

La construction de digues fait partie du projet pour l'accès fiable à l'eau dans les zones durement marquées par le changement climatique. Dix écoles, d'un effectif total de 3693 élèves, ont reçu des systèmes intégrés de collecte de l'eau de pluie. Elles ont aussi été sensibilisées à l'importance de la collecte de l'eau et de l'assainissement. Un effort de restauration de l'écosystème a permis de désherber plus de 70 hectares de plantes étrangères envahissantes et d'améliorer, de ce fait, l'infiltration de l'eau de pluie.

Christopher Gamedze, un parlementaire résidant localement, note qu'avec la disponibilité accrue de l'eau, la communauté pourra faire du jardinage pour sa sécurité alimentaire et ses besoins nutritionnels.

« La majorité de notre population est atteinte du VIH et d'autres maladies et suit des traitements qui exigent une alimentation équilibrée », explique-t-il.

Par ailleurs, il annonce des projets de construction de trois digues sur d'autres cours d'eau locaux et la recherche de financements pour construire une station de traitement et un réservoir de stockage d'eau.

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