Au Liban, l’art comme point de rencontre pour les jeunes

une chanteuse et deux musiciens libanais
La chanteuse libanaise Sandy Chamoun se produit avec son groupe à un festival artistique organisé au camp de réfugiés de Chatila. Photo : PNUD Liban

« Même si elle souffre, elle continue de danser ! », explique Ma’ammar El Jasem, se tenant avec fierté aux côtés de sa création : une ballerine enveloppée de fils électriques. À 13 ans seulement, ce jeune sculpteur syrien participe avec d’autres artistes d’âges et de nationalités variées au premier festival du Centre des arts et de la culture dans le camp de réfugiés de Chatila.

Le festival « Chatila : le point de rencontre », a été organisé avec le soutien du projet de consolidation de la paix au Liban géré par le PNUD. Ce projet crée des espaces où différents groupes identitaires peuvent se retrouver en toute sécurité pour débattre ouvertement de leurs préoccupations.

A retenir

  • Conçu en 1949 pour accueillir 3 000 réfugiés palestiniens, le camp de Chatila abrite aujourd'hui plus de 20 000 personnes
  • Educateurs, journalistes et responsables locaux dans 45 municipalités participent aux efforts de consolidation de la paix et de gestion des crises
  • 350 000 exemplaires d’un supplément d’un journal portant sur des sujets controversés ont été distribués en 3 langues
  • 2 300 élèves, enseignants et parents bénéficient d’une initiative visant à garantir des milieux scolaires exempts de violence

« Cette manifestation contribue à briser les stéréotypes attachés au camp de Chatila », explique Julia Jamal, coordonnatrice du Centre des arts et de la culture. « On a toujours dit que ce camp était dans une zone isolée qui décourage toutes les initiatives de la part des jeunes. Aujourd’hui, nous avons montré à tout le monde qu’il n’en était rien ».

Les festivités se sont déroulées sur trois jours pendant lesquels des visiteurs venus de tout Beyrouth sont venus découvrir les travaux d’artistes libanais, palestiniens et syriens.

Le camp de réfugiés de Chatila a été installé en 1949 pour accueillir environ 3 000 réfugiés palestiniens au sud de Beyrouth. Il accueille aujourd’hui environ 10 000 Palestiniens. Avec les familles déplacées qui fuient le conflit syrien, la population du camp est passée à 22 000 personnes.

Le projet de consolidation de la paix au Liban, qui bénéficie de financements alloués par l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et la Norvège, cherche à éveiller l’intérêt des jeunes, des éducateurs, de la société civile et des autorités locales à la consolidation de la paix et la gestion des crises. Environ 45 municipalités et 135 autorités locales ont participé au mécanisme visant à renforcer la stabilité sociale, tandis que 2 300 élèves, enseignants et parents ont bénéficié d’une initiative visant à garantir un milieu scolaire sans violence.

Médias et journalistes se sont engagés à promouvoir la tolérance et un discours public rationnel. Un supplément de journal portant sur des sujets controversés et des termes sensibles aux particularités culturelles ont été distribués à 350 000 exemplaires en trois langues.

Au festival culturel de Chatila, l’artiste libanais Roy Dib, le dramaturge syrien Mohamad Al-Attar et l’éditeur palestinien Anis Mohsen ont animé un débat sur le thème « Financer la culture en des temps difficiles ». Les participants ont examiné les répercussions du conflit en cours sur les artistes, les écrivains, les musiciens et les acteurs syriens. Des membres de l’auditoire ont évoqué les possibilités offertes et les défis à relever pour la protection et le développement de la culture et du patrimoine syriens.

« Photographier ce qui se passe en Syrie, c’est ma responsabilité », explique Mohammed Abdullah, un photographe syrien de 33 ans dont le travail est exposé. « Je dois faire passer ce message au monde entier, au nom du peuple syrien ».

Le festival a aussi inauguré une nouvelle bibliothèque - première du genre à Chatila. Les visiteurs disposeront d’un accès gratuit aux livres et aux ordinateurs.

« Cette initiative permet d’accueillir différents talents et d’inviter tout le monde à s’engager davantage à œuvrer pour la communauté par l’intermédiaire d’un espace artistique promouvant le dialogue, la compréhension et l’acceptation de l’autre », fait remarquer Luca Renda, le directeur de pays du PNUD au Liban.

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe