Les entrepreneuses afghanes étendent leurs marchés

femme créant des bijoux en Afghanistan
Une bénéficiaire du programme de formation au micro-entreprenariat du PNUD à Hérat. Photo: Anusha Ahmadi / PNUD en Afghanistan

A Hérat, une province de l'ouest de l'Afghanistan, Habiba Karimi produit des bijoux depuis il y a dix ans déjà dans l'espoir d'améliorer sa situation économique et de préparer l'avenir de sa famille. Toutefois, le démarrage a été lent, faute d'intérêt.

Karimi et d'autres femmes entrepreneuses de la province fabriquent des objets artisanaux et des bijoux, cultivent le safran, transforment des fruits secs tels que les pistaches et les amandes, tout en gérant et en développant leurs petites entreprises.

A retenir

  • Le projet offre des formations pratiques aux femmes entrepreneurs, en marketing, lecture et calcul
  • Le projet offre des formations pratiques aux femmes entrepreneurs, une analyse des besoins et un soutien technique
  • Depuis 2013, 1254 femmes ont bénéficié de formations et de visites d'immersion

Mais, n'ayant aucune éducation formelle, elles ont du mal à pénétrer les marchés de la province et de la région de Kaboul, où, pourtant, la demande de leurs produits est forte.

De 2011 à ce jour, le Projet pour l'égalité des sexes (GEP) du PNUD a formé près de 200 femmes d'Hérat à commercialiser leurs produits et à développer leurs activités. Les participantes s'initient aux techniques de marketing pour intéresser leurs clients potentiels et reçoivent  un mois de formation aux compétences commerciales, notamment en lecture et en calcul.

Le PNUD a récemment facilité la participation de dix entrepreneuses locales à l'Exposition des femmes rurales de Kaboul, où elles ont présenté du safran, du savon, des fruits secs et divers objets artisanaux, tels que des bijoux, des habits en soie et des robes brodées à la main. Pendant deux jours, l'événement a attiré plus de 5.000 visiteurs, dont des fournisseurs, des marchands d'objets artisanaux et chefs d'entreprise de la région de Kaboul intéressés par les produits des exposantes.

En moyenne, chaque entreprise participante a vendu pour 1700 dollars de produits et noué des contacts utiles : « Nous avons appris comment installer des stands, quels produits présenter et comment attirer l'attention de nos clients potentiels lors d'un tel événement », explique Karimi. « Malgré la morosité du marché, l'Exposition nous a permis de vendre et de faire des affaires lucratives ».

Grâce à ses nouveaux contacts commerciaux, Karimi a pu livrer 110 ensembles de bijoux et 60 trousses d'accessoires de toilette à trois fournisseurs de Kaboul. Tablant sur une demande accrue de ses produits, elle compte élargir son réseau pour gagner des marchés lucratifs.

Grâce à sa visibilité lors de l'Exposition, Nasrin Anwari, propriétaire d'une unité de transformation de fruits secs, a pu signer un contrat avec un marchand de Kaboul. « Je lui ai livré un premier lot de 100 kg de pistaches et 50 kg d'amandes », confie Anwari. « Je compte lui en livrer d'autres, mais aussi des fleurs sèches ».

L'Exposition de Kaboul révèle, par ailleurs, un phénomène naissant : les hommes acceptent de plus en plus que les femmes aient des revenus personnels et s'aventurent hors du foyer.

Encouragée et inspirée par l'appui du GEP, Karimi a formé 150 autres femmes de la ville d'Hérat. Sa petite fabrique d'objets artisanaux emploie 50 femmes, qui gagnent en moyenne 82 dollars par mois. Pour sa part, Anwari en emploie 23, pour un salaire mensuel moyen de 58 dollars.

Avec les revenus tirés de leurs activités florissantes, Karimi et Anwari soutiennent leur famille. Mères de six enfants chacune, elles consacrent l'essentiel de leurs revenus à la scolarité et à l'entretien de leur ménage.

Par ailleurs, les participantes au GEP bénéficient de visites d'échange avec des entrepreneuses d'autres provinces et de visites de projets au Pakistan et au Kirghizistan. Grâce à la découverte d'autres modèles économiques locaux et internationaux, elles ont renforcé leurs compétences et connaissances entrepreneuriales et accru leurs chances de développer leurs activités.

En outre, le GEP organise des sessions de renforcement des capacités au profit des coopératives féminines afin d'améliorer leur fonctionnement et de renforcer leur accès aux ressources.

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