Au Soudan, un nouvel espoir pour les zones arides

Une pompe à eau fonctionnant à l’énergie solaire est utilisée pour irriguer la ferme communautaire, assurant à la fois un approvisionnement en eau constant sur l’ensemble du terrain agricole et une source d’eau potable pour les habitants du village. Photo : PNUD au Soudan

« Sans pluies régulières et prévisibles, nos cultures dépérissent ou produisent moins, et j'ai beaucoup de mal à trouver assez de vivres pour nourrir mes enfants », explique Ismail Rabih, un cultivateur résidant à Elihaimrat au Soudan.

Elihaimrat se trouve dans une région semi-désertique, très vulnérable aux effets des changements climatiques. Située dans une cuvette entourée de dunes de sable, la localité connaît des sécheresses de plus en plus fréquentes, et les dunes envahissent les terres cultivables déjà fragiles.

A retenir

  • L’introduction de compléments alimentaires pour le bétail a permis de tripler la production de lait
  • L’utilisation de semences résistantes a permis une hausse de rendement à l’hectare de 80%
  • Les participantes au projet ont vu leur revenu passer d'environ 90 dollars US à 1300 dollars par saison

Les femmes d'Elihaimrat sont particulièrement vulnérables — les hommes de l'État du Kordofan, nombreux à partir chercher du travail en ville, ne peuvent envoyer de l'argent à leur famille que de façon sporadique. Dans ces conditions, les femmes se retrouvent avec la double charge de nourrir et de gérer le ménage, une responsabilité d’autant plus lourde que l'accès à l'eau est difficile.

Grâce à l'appui d'un projet d'adaptation du PNUD, des localités comme Elihaimrat s'efforcent de se doter de moyens de subsistance durables et d' aider leurs communautés à devenir moins vulnérables aux effets des changements climatiques.

Le projet  intervient dans sept villages de l'État du Kordofan du Nord. Après une première campagne de sensibilisation et d'information, des Comités de développement villageois (CDV) ont été créés et chargés des interventions d'adaptation.

Les villageois ont également mis sur pied le Groupe féminin d'Elihaimrat, dont la priorité est de résoudre le problème de sous-productivité du bétail. Avec l'introduction de compléments alimentaires, chèvres et moutons produisent désormais 1,02 l de lait par jour en moyenne, contre 0,3 à 0,4 l par le passé.

« Aujourd'hui, nous récoltons les bienfaits, avec plus de lait pour toute la famille et un surplus à vendre au marché », se réjouit Halima Khalil, exploitante et présidente du CDV.

Fort de 354 membres, le groupe féminin met une partie de ses recettes à profit en offrant des prêts sans intérêts à ses adhérentes. Ces prêts ont servi à acheter des semences résistantes aux changements climatiques. Grâce à ces variétés, le rendement à l'hectare –a augmenté  jusqu’à 80 pour cent dans certains cas. Les membres du groupe ont également enregistré une nette hausse des revenus, de 100 dollars à l'hectare en 2010 à 667 en 2014.

Autrefois marginalisées, les femmes du groupe ont gagné en autonomie au cours des cinq années du projet. Financièrement plus autonomes, elles sont plus promptes à s'exprimer et actives lors des réunions de développement et des manifestations communautaires du village. Globalement, les économies des participantes au projet sont passées de 86 à plus de 1 293 dollars par saison.

Pour rendre le village moins tributaire de la pluie, deux puits équipés de pompes solaires augmentent la quantité d'eau disponible et favorisent l'organisation d'une campagne de reboisement. Entre autres bienfaits, ces arbres contribuent à protéger les terres arables de l'avancée des dunes de sable.

Les matériaux de construction des maisons sont faites de briques de terre écologiques. Les ménages dirigés par des femmes ont reçu 45 unités de gaz butane, qui ont atténué les risques sanitaires inhérents à la combustion de la biomasse.

Selon Hanan Mutwakil, spécialiste des programmes au PNUD, « Les membres du groupe féminin ont considérablement amélioré leurs sources de revenus et leur résilience à la sécheresse. Le projet d'adaptation leur a rendu l'espoir ».

Le changement opéré à Elihaimrat inspire d'autres communautés du Kordofan du Nord. Après une visite sur le terrain, les membres du Conseil législatif de la région ont annoncé leur intention d'étendre le projet à 60 autres villages. Le PNUD et le gouvernement du Canada ont octroyé des fonds pour la poursuite de l'initiative, non sans offrir une assistance technique aux premiers villages bénéficiaires.

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