Guatémala : le bilinguisme pour élargir les opportunités de carrière

Evelin, Daniel et Sasha, fraîchement diplômés en anglais. Photo: Silvia Ma Aragon / PNUD Guatemala.

Evelin Quevedo, Daniel Vargas et Sasha Saraí ont une vingtaine d’années et partagent la satisfaction d'avoir réalisé le même rêve : trouver un emploi en apprenant une deuxième langue. Après six mois d’anglais intensif au travers du projet Munijoven  ils ont reçu leur attestation de fin d'études et immédiatement trouvé un emploi dans un centre d'appels bilingue.

« C'était une lourde responsabilité, » explique-Daniel, « car je devais allier travail et études.  Mais j’ai apprécié le défi et espère que de telles opportunités se représenteront pour que je puisse continuer à améliorer mes perspectives d’emploi. »

A retenir

  • Près de 13 000 jeunes ont suivi des formations dans divers domaines, et environ 70% d'entre eux ont décroché un emploi.
  • La jeunesse représente 70% des 14,7 millions d'habitants du Guatémala, et plus de 50% des jeunes n'achèvent pas leur cycle secondaire.
  • Environ 64 % des jeunes salariés n'ont ni contrat ni protection sociale.

Piloté par la municipalité de Guatemala City avec l'appui du PNUD et le financement du gouvernement italien, le projet Munijoven  vise principalement à créer des opportunités d'études et à aider les jeunes des quartiers défavorisés de la capitale à trouver du travail.

À ce jour, près de 13 000 jeunes ont pris part à des formations et des ateliers portant sur des domaines aussi divers que l'anglais, l'informatique, le tourisme, le jardinage, l'artisanat, la cuisine, le service à la clientèle et la déontologie. Environ 70% d'entre eux ont décroché un emploi.

Le programme encourage aussi le sport et les loisirs, avec des entraînements de football gratuits offerts à 5 000  jeunes, garçons et filles de 5 à 17 ans, et des formations données par le conservatoire de musique de la ville.

Issus de milieux modestes, les participants à ces initiatives sont des jeunes qui entrent dans le monde professionnel à très bas âge – entre 15 et 18 ans – sans formation préalable. En effet, 51 % des jeunes du Guatemala n'achèvent pas le cycle secondaire, et 64 % des jeunes salariés n'ont ni contrat ni protection sociale.

Selon le Rapport national sur le développement humain, les opportunités pour les jeunes sont inégalement réparties et dépendent, entre autres, du statut socio-économique, de la zone de résidence et de l'appartenance ethnique. Le projet Munijoven veut offrir aux jeunes des quartiers défavorisés la chance d'aller plus loin.

« Grâce au projet, j'ai pu atteindre le niveau d'anglais requis pour travailler dans un centre d'appels bilingue. Maintenant, je travaille et je gagne nettement plus que je ne l'aurais pu sans cette formation, » se félicite Sasha.

À travers des partenariats public-privé et avec l’appui du PNUD, une stratégie d'emploi pour les jeunes est en cours d'élaboration dans le cadre de la politique de jeunesse de la ville de Guatemala City. Des sociétés telles que Pizza Hut, BAC Credomatic Group, la banque guatémaltèque Banrural, la chaîne de restaurants Pollo Campero, le distributeur de mobilier Cemaco et San Martín Bakery ont déjà adhéré à l'initiative.

Pour Ana Gabriela De León, responsable du programme du PNUD pour la réduction de la pauvreté et l'investissement social, « la participation du secteur privé est un élément clé du processus, puisque le principal objectif du programme Munijoven est d'insérer les jeunes dans le marché du travail et de leur ouvrir plus de possibilités pour la vie adulte en fin de formation. »

« En outre, » poursuit-elle, « les processus de formation et d'emploi vont au-delà de l'économie familiale et sociale, car ils jouent aussi sur l'estime de soi et l'épanouissement personnel. »

Evelin, étudiante en journalisme, rêve de travailler comme voix-off d'anglais en espagnol. Grâce à sa formation en anglais, elle a pu trouver un emploi dans un centre d'appels bilingue. « C'est difficile de trouver du travail sans qualification », reconnaît-elle. Grâce à cette opportunité, elle a appris une nouvelle langue et envisage l'avenir avec plus d'optimisme.

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