Pour des marchés plus inclusifs en Ouganda

UNDP Ouganda
Grace Lawilu se réveille tous les jours au chant du coq et va dans le jardin pour planter des semences, enlever les mauvaises herbes ou récolter les produits. Photo: PNUD/Edga Batte

Grace Lawilu, 49 ans, cultive le riz dans le Nord de l’Ouganda, près de la frontière du Soudan du Sud. Des huttes en boue, reliées les unes aux autres par des chemins bordés de fourrés verdoyants, peuplent ces étendues marécageuses essentiellement inexploitées.

C’est ici que Grace Lawilu, mère de 10 enfants, vit depuis 35 ans. Son activité principale est la culture du riz mais elle a aussi appris à cultiver d’autres produits pour diversifier ses revenus. Pour chaque récolte, Lawilu gagne en moyenne près de 340 dollars avec lesquels elle subvient aux besoins de sa famille et investit.

« Ce n’est pas une mince affaire que d’envoyer ses enfants à l’école quand on est soutien de famille. J’envisage de construire une plus grande maison pour ma famille et je pourrai le faire grâce à ce que je tire du plan d’épargne et de crédit du village » explique-t-elle.

A retenir

  • Le projet, financé par le PNUD et mis en œuvre par des partenaires locaux en collaboration avec le gouvernement, aide les petits exploitants agricoles à accéder aux marchés internationaux et à améliorer leurs produits.
  • Cinq principaux produits de base (café, riz, miel, haricots et manioc) ont été sélectionnés en fonction de l’intérêt qu’ils présentent sur le marché, pour l’inclusion des pauvres et la répartition du travail entre les partenaires du développement.
  • Les exploitants reçoivent une formation en matière de bonnes pratiques agricoles, notamment à des techniques de manutention après la récolte qui leur permettront de tirer des dividendes élevés et un bon prix de leurs produits.

Grace fait partie des 253 membres de la Coopérative Palaro Owalo Growers qui bénéficie d’un projet financé par le PNUD, dans l’objectif d’accroître l’accès des petits exploitants agricoles aux marchés et au commerce. Pour atteindre les marchés internationaux, les petits producteurs ont souvent besoin d’aide pour améliorer la qualité et la compétitivité de leurs produits.

Le montant de 2,6 millions de dollars alloué au projet portent sur des objectifs qui relèvent du plan de développement et d’investissement agricole actuel de l’Ouganda : aider à faire passer la production agricole de la subsistance à la commercialisation des produits, et créer des activités génératrices de revenus pour les communautés les plus pauvres. L’objet de cette intervention est d’améliorer la compétitivité sur les marchés, de manière à mieux intégrer les producteurs, les détaillants et les consommateurs dans la chaîne de valeur.

Kilimo Trust est une organisation de développement agricole qui met en œuvre le projet conjointement avec le gouvernement ougandais. Elle a conduit une étude de la chaîne de valeur des cinq principaux produits du pays (le café, le riz, le miel, les haricots et le manioc), en fonction de leur intérêt sur le marché, de l’inclusion des pauvres et de la répartition du travail entre les partenaires du développement.

Du point de vue de l’approvisionnement, les intervenants ont été recensés sur la base de leurs rôles et des possibilités offertes dans la chaîne de valeur. Du côté de la demande, les acheteurs potentiels – c’est-à-dire des entreprises qui ont investi un capital initial pour s’assurer une part des dividendes – ont été répertoriés en fonction de leur capacité à faire des affaires avec des petits exploitants agricoles et selon qu’ils étaient prêts à offrir des tarifs compétitifs en échange de leurs produits.

Walter Ross Ojok, responsable de la production pour Equator Seeds Limited et principal acheteur de semences de riz, indique qu’il traite avec plus de 30 000 exploitants par le biais de coopératives. Ces exploitants reçoivent une formation avant de pouvoir acheter les semences de riz, dont le prix s’élève à 1,13 dollars le kilo. On apprend aux exploitants à acquérir de bonnes pratiques agricoles, depuis la phase de production jusqu’à la manutention après la récolte, afin de veiller à ce que leur production, quel que soit le volume, soit de bonne qualité et qu’ils puissent en retirer un prix minimum.

À ce jour, des relations commerciales pleinement fonctionnelles ont été établies entre 20 transformateurs et des petites entreprises dans la chaîne de valeur pour trois produits de base, et 200 autres petites et moyennes entreprises devraient avoir accès à des biens productifs comme les finances, les informations sur le marché, les services de développement et les technologies.

Le Secrétaire général de la Coopérative Palaro Owalo Growers, Matthew Abwoch, indique que grâce au groupe, les exploitants ont pu vendre leurs produits et en tirer un meilleur prix que s’ils les avaient vendus individuellement. Abwoch affirme qu’au départ, chaque exploitant aurait vendu un kilo de maïs pour 0,38 dollar, mais maintenant par le biais du groupe, un kilo se vend trois fois ce prix.

La production s’est également étendue, fait remarquer Jackson Lakor, responsable agricole pour le district de la Coopérative. « La production de riz s’étend maintenant sur 5 000 hectares environ et devrait atteindre entre 10 000 et 15 000 hectares ces deux prochaines années. Ce qu’il faut, c’est renforcer davantage les relations commerciales afin que chacun puisse en tirer des bénéfices. »

Depuis que Grace a rejoint la coopérative, elle a une nouvelle raison de travailler davantage. « Cela me donne de l’énergie pour travailler encore plus parce que je peux économiser de l’argent grâce à la coopérative et cet argent me permettra de réaliser un projet personnel qui améliorera la vie de ma famille »  affirme-t-elle.

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