Inde : une protection sociale pour les personnes séropositives


Des femmes séropositives en Inde ont pu obtenir un emploi dans l'électronique, les aidant à poursuivre une vie normale. Photo : Nazia Erum / PNUD Inde

Harihar Babu, trente-cinq ans, occupait un emploi stable de chauffeur de taxi, rémunéré entre 10 000 et 12 000 par mois. Il se déplaçait souvent, transportant ses passagers dans tout l’État de Chhattisgarh dans le centre de l’Inde, dont il est originaire.

Tout a changé en 2007 lorsque lui et sa femme ont été diagnostiqués séropositifs.

“Je croyais qu’en ne disant rien sur ma maladie, ma famille et mes revenus ne seraient pas affectés,” a-t-il déclaré.

A retenir

  • On estime à 2,24 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH en Inde.
  • Fin 2011, 35 régimes publics de protection sociale avaient commencé à fournir nourriture, transport, logement et pensions pour les personnes vivant avec le VIH.
  • Près de 150 000 personnes vivant avec le VIH ont maintenant accès à de tels régimes.

Mais les attaques de la maladie sont devenues de plus en plus fréquentes et il lui est devenu impossible de conduire sur de longues distances. En plus de subir l’opprobre qui accable les personnes vivant avec le VIH, Babu a vu ses revenus baisser de 50 pour cent.

En janvier 2011, Babu et sa famille ont pu bénéficier de rations alimentaires mensuelles, grâce à un programme national qui distribue des produits alimentaires subventionnés aux familles vivant en dessous du seuil de pauvreté. Leurs difficultés se sont quelque peu aplanies depuis l’approbation par le gouvernement de Chhattisgarh d’un amendement spécial qui prend en compte les personnes atteintes du VIH.

La famille de Babu peut désormais acheter du riz, du sucre et du sel à un prix symbolique. Ce soutien a permis à sa famille de recevoir des éléments nutritifs en quantité suffisante dans les périodes difficiles.

En 2007, le PNUD a commencé à intervenir en Inde pour élargir les critères des systèmes de protection sociale existants, afin qu’ils prennent davantage en compte le VIH et qu’ils soient plus orientés vers les groupes marginalisés, en particulier les femmes et les filles vivant avec le VIH. D’après les données de l’Organisation nationale indienne de lutte contre le sida, à la fin 2011, 35 systèmes de protection sociale étatiques avaient commencé à fournir des services en matière d’alimentation, de transports, de logement et de pensions, aux personnes séropositives. Près de 150 000 d’entre elles ont désormais accès à ces systèmes.

“Il est indispensable de développer les liens entre la protection sociale et la lutte contre le VIH en aidant à surmonter les inégalités et les obstacles structurels que rencontrent les personnes séropositives dans leur accès aux services essentiels,” a indiqué Caitlin Wiesen, Directrice du PNUD en Inde.

On estime à 2,24 millions le nombre de personnes séropositives en Inde. Une étude menée conjointement par le PNUD et l’Organisation nationale de lutte contre le sida a montré que les dépenses de soins des personnes vivant avec le VIH avaient une incidence directe sur les sommes consacrées par les ménages à l’éducation et à la nourriture. Lorsque ces personnes ne peuvent plus travailler, l’étude chiffre à 66 pour cent la perte de revenus pour le ménage. Pour lutter efficacement contre le sida, il est apparu crucial de généraliser l’accès aux services médicaux et de minimiser l’impact du VIH et du sida sur les personnes malades et leurs familles.

Pour un pays comme l’Inde, qui consacre près de deux pour cent de son produit intérieur brut à des mécanismes de protection sociale, étendre la protection sociale aux personnes vivant avec le VIH à travers des programmes de réduction de la pauvreté pilotés par l’État peut contribuer à garantir un avenir aux personnes comme Babu et à leurs familles, dans un pays qui compte 1,21 milliard d’habitants.

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