La Bolivie en voie d'éradiquer le paludisme


Une fillette de Riberalta reçoit un traitement contre le paludisme. ©PNUD Bolivie

« Avant, il n'était pas rare de contracter le paludisme. J’ai moi-même été infecté, c'était terrible », déclare Edwin Moreno Saravia, président d’un comité sanitaire à Riberalta, au Nord de la Bolivie. Mais grâce aux efforts de prévention, aucun décès lié à la maladie n'a été enregistré ces cinq dernières années. 

Depuis 2010, le bureau du PNUD en Bolivie dirige le projet « Une Bolivie exempte de paludisme », financé par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. 

À retenir

  • Aucun décès lié au paludisme n’a été enregistré dans la région ces cinq dernières années.
  • Le pays a déjà atteint la cible de l’OMD de 2 % de personnes infectées et espère éradiquer définitivement la maladie d’ici 2020.
  • Ce projet couvre 36 municipalités, représentant plus de 85 % des cas de paludisme en Bolivie.

Le projet cible 36 municipalités du bassin de l’Amazone qui rassemblent plus de 85 % des cas de paludisme au niveau national, et 100 % des cas de plasmodium falsiparum, la souche parasitaire la plus redoutée. La stratégie consiste à sensibiliser et à renforcer la prévention du paludisme, ainsi qu’à fournir un traitement spécifique et rapide au plus grand nombre dans une région qui compte près de 600 000 habitants.

Les médecins se déplacent de porte à porte pour effectuer contrôles, diagnostics et administrer des traitements en cas d’infection. Des conférences éducatives sont également organisées pour expliquer les différentes formes de prévention et décrire les symptômes aux villageois afin qu’ils puissent rapidement les reconnaître et solliciter un traitement. 

Dans le cadre de la stratégie de prévention, on conseille aux villageois de rester chez eux entre 18 h et 22 h car les moustiques porteurs du paludisme ne piquent qu’à ces heures-là. « Ils utilisent désormais des moustiquaires pour dormir et nous autorisent l'accès à leur maison et leur lieu de travail afin qu’on les pulvérise avec le produit adéquat, » explique Fabricio Asin, un technicien sanitaire.

Jorge Cuba Carrillo, du Ministère de la santé de Riberalta, indique que « en 2013, sur 21 202 échantillons sanguins prélevés, 1 393 se sont révélés positifs aux tests de dépistage de la souche plasmodium vivax, 9 aux tests de dépistages de la souche plasmodium falsiparum. Notre objectif premier est d’éliminer la souche mortelle de la maladie d’ici 2015, et nous espérons éradique le paludisme d’ici 2020. » 

La Bolivie a déjà atteint l'objectif du Millénaire pour le développement relatif au paludisme, à savoir un taux d’infection de la population de 2 %. Le but est cependant de parvenir à éliminer la maladie définitivement.

Outre la prévention et le traitement, une initiative plus large vise à nettoyer les lacs, qui sont les principaux foyers d'infection et à coordonner des programmes pour établir des diagnostics et administrer les traitement durant la saison de la collecte des châtaignes dans les régions où la maladie est endémique.

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