Au Soudan, l’accès à l’eau favorise le développement

Salim Turab et son cheptel au réservoir El Ganaya, Sud-Kordofan, Soudan.  (Photo: Karen Ringuette/PNUD)

Dans l’État du Sud-Kordofan, au Soudan, plus de 10 000 personnes ont un  meilleur accès à l’eau salubre depuis la construction d’un réservoir dans le cadre d’une initiative gérée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Quelque 40 pour cent des habitants de cet État n’accèdent aux eaux souterraines ni par des puits ni par des trous de sonde. De juin à décembre, ils dépendent de l’eau de pluie et des ruissellements de surface pour leur besoins vitaux. Le reste de l’année, ils doivent trouver des sources alternatives et parfois parcourir de longues distances à pied dans ce but.

A retenir

  • 40% des habitants de la région n’accèdent aux eaux souterraines ni par des puits ni par des trous de sonde.
  • Plus de 10 000 personnes ont un meilleur accès à l’eau salubre depuis la construction du réservoir.
  • Ce réservoir est le premier du genre au Sud-Kordofan.

Le réservoir dont la construction vient de s’achever, la citerne et la station de traitement des eaux se trouvent au sud-est de l’Etat, dans le district de Ganaya qui a énormément souffert de la guerre civile nord-sud de 1983 à 2005.

La nouvelle infrastructure fournit à présent une alimentation fiable en eau aux habitants de la région et à leur cheptel, ce qui permet de réduire la compétition locale pour des ressources trop rares ainsi que les tensions qui en découlent.

« Une ressource fiable en eau à proximité de notre village, cela veut dire que les enfants passeront moins de temps à aller en chercher et plus de temps à l’école », se réjouit Salim Turab, qui dirige le comité chargé de superviser le réservoir. « À présent, les villageois ne devront plus partir à la recherche d’eau et auront plus de temps pour préparer la terre pour la prochaine récolte. »

Pour sa subsistance, la famille Turab dépend du sorgho qu’elle fait pousser sur dix acres de terre. Si la récolte est bonne, la famille accumule suffisamment de réserves pour tenir un an et peut vendre le surplus pour de l’argent.

Avant la construction du réservoir, les membres de la famille, les femmes en particulier, devaient faire un trek de quatre heures aller-retour pour ramener juste assez d’eau pour survivre. À présent, se rendre au réservoir pour chercher de l’eau ne leur prend que 20 minutes.

Le PNUD collabore avec les pays les moins avancés (PMA) pour arriver à un développement humain durable centré sur la croissance inclusive, une diminution de la pauvreté et une réduction de la vulnérabilité face à des chocs comme les catastrophes naturelles ou les conflits.

Ce réservoir, le premier du genre au Sud-Kordofana été construit dans le cadre d’un programme de redressement et de relèvement géré par le PNUD au nom du gouvernement d’unité nationale du pays et du gouvernement du Sud-Soudan, et financé en grande partie par la Commission européenne.

Parmi les autres partenaires, citons un consortium d’organisations non gouvernementales, notamment Save the Children Suède, Church Aid Danemark, l’Organisation pour la réhabilitation et le développement de Nuba et le diocèse catholique romain d’El Obeid.

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