La foi en l’avenir renaît à Prespa en ERY Macédoine

 Lac Prespa
L'agriculture représente 70 pour cent de l'activité de la population dans la région de Prespa. Photo: Ljubomir Stefanov/PNUD

« Avant, nous faisions plein de choses sans réfléchir à leur impact sur l’environnement, explique Naume Toskovski, un cultivateur de pommes dans la région des lacs de Prespa. Nous ne savions pas que jeter les pommes polluait l’eau. »

Âgé de plus de 5 millions d'années, le lac Prespa en ERY Macédoine est parmi les plus anciens lacs d'eau douce les dans le monde, et beaucoup de ses espèces endémiques sont uniques et en voie de disparition. Cette région écologiquement fragile abrite plus de 2 000 espèces d’oiseaux, de poissons et de mammifères.

A retenir

  • Âgé de plus de 5 millions d'années, le lac Prespa est parmi les plus anciens lacs d'eau douce les dans le monde, et beaucoup de ses espèces sont uniques et en voie de disparition.
  • Avec un financement de près de cinq millions de dollars de l’Agence suisse pour la coopération et le développement sur 6 ans, le projet aide les paysans à adopter des pratiques agricoles plus durables.
  • Ces initiatives ont déjà permis de réduire de trente pour cent la quantité de pesticides que les paysans utilisent chaque année.

Au cours des ans, plusieurs milliers de tonnes de pommes pourries ont été déversées sur ses berges. Ajoutées aux effets de l’érosion et à l’absence de tout système de gestion durable pour le traitement des déchets et des eaux usées, ces pratiques ont entraîné une grave détérioration de la santé du lac, mettant en danger l’habitat de nombreuses espèces menacées que l’on ne trouve que dans le bassin de Prespa.

« L’usage de pesticides et d’engrais chimiques est une pratique courante depuis des dizaines d’années, mais nous ignorions leur degré de nocivité. Il y a peu encore, nous ne connaissions pas de meilleures alternatives » explique Stevo Radevski, un autre fermier de la région.

Depuis plusieurs années, le PNUD collabore étroitement avec la municipalité de Resen afin d’assainir l’écosystème de Prespa, avec un financement de près de cinq millions de dollars de l’Agence suisse pour la coopération et le développement sur 6 ans (2010 - 2015). Il s’agit d’aider les paysans à adopter des pratiques agricoles plus durables, de sensibiliser le public aux problèmes environnementaux, de chercher des solutions à des problèmes de pollution complexes dans ces étendues d’eau et de formuler un plan global pour la gestion future du bassin hydrographique.

« Ces initiatives ont déjà permis de réduire de trente pour cent la quantité de pesticides que les paysans utilisent chaque année » déclare le Représentant Résident du PNUD en ERY Macédoine,  Louisa Vinton.

Le projet met également en place un système de surveillance du lac et un système de gestion, avec un laboratoire dernier cri, pour veiller à ce que les capacités locales restent suffisantes pour maintenir la santé à long terme de l’écosystème.

D'autres recommandations élaborées en 2012 avec l’appui du PNUD comprennent un reboisement à grande échelle pour combattre les effets de l’érosion, l’introduction de techniques de restauration des zones humides pour contrôler les inondations et une gestion des eaux usées améliorée et plus naturelle.

En introduisant de telles améliorations dans les pratiques agricoles et la gestion du bassin, on réduira de beaucoup les pressions exercées sur le lac et on pourra enfin contrôler le néfaste processus d’eutrophisation. Ainsi, les espèces rares ou menacées de la région auront de meilleures chances de survie.

Quant aux habitants, ils ressentiront aussi les bienfaits de ce projet. Les agriculteurs dépenseront moins s’ils utilisent du compost organique et des méthodes plus efficaces d’irrigation et de contrôle des insectes nuisibles. Tous les habitants de la municipalité auront une eau de meilleure qualité, et si le lac est plus propre, il attirera davantage de tourisme, qui représente une source de revenus autre que l’agriculture.

Le PNUD en action
De nouveaux partenariats pour le développement

Notre Rapport annuel 2013-2014 met en lumière les résultats de notre travail dans plusieurs domaines clés. De la sécurité alimentaire à la création d’emplois, au bon déroulement des élections, au relèvement d’après crise et à la gestion des ressources naturelles non renouvelables, nos efforts convergent vers un but concret : aider les pays à éliminer la pauvreté et à réduire les inégalités.

Voir tous les rapports annuels