Protéger la biodiversité au cœur de l’Archipel de Panama

Des habitants de l’Archipel des Perles collectent des déchets.
Des habitants de l’Archipel des Perles collectent des déchets. ©PNUD Panama

L’océan n’a jamais laissé les habitants de l’Archipel des Perles et des îles du Golfe du Panama en peine. Mais les ressources halieutiques s’épuisent et provoquent une montée du chômage.

À retenir

  • Les 3 000 habitants de l’archipel vivent du tourisme, de l’agriculture et de la pêche artisanale.
  • L’Archipel des Perles est une zone-clé de la conservation de la mer et de la biodiversité des terres. On y trouve de nombreuses espèces en voix d’extinction, des coraux et de larges étendues de mangrove.
  • Des formations sur le tourisme durable et la pêche responsable ont été menées auprès des populations afin de les sensibiliser à la conservation de l’écosystème.

Andrés Ramirez fait la navette entre les différentes îles de la région en bateau et voit son salaire diminuer de façon alarmante :

« Ce n’est plus comme avant, » explique-t-il. « On ne pêche plus autant de homards et de poulpes, les ressources se raréfient et les gens n’ont plus d’autre choix que d’acheter. »

L’Archipel des Perles est une zone de gestion côtière et marine et ses habitants vivent du tourisme, de l’agriculture et de la pêche artisanale. La région a longtemps été une des principales sources mondiale d’extraction d’huitres mais aujourd’hui, son avenir est menacé par les effets négatifs du réchauffement climatique et la mauvaise gestion des ressources naturelles.

Au cours des dernières années, avec le soutien du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Aquatic Resources Authority of Panama (Autorité pour les ressources aquatiques du Panama) et le PNUD ont mis en œuvre un projet visant à intégrer la conservation de la biodiversité au développement de la pêche, du tourisme et de l’immobilier dans les archipels de Panama.

Dans le cadre de ce projet, 26 programmes de formation ont été conduits auprès de 650 participants sur des pratiques de pêche responsable, la conservation de la biodiversité et le tourisme communautaire, en prenant exemple sur les réussites des zones côtières des îles d’Amérique latine. Le personnel des hôtels et restaurants du tourisme durable a également reçu des formations sur le tourisme durable.

« La construction d’un centre de collecte où nous pourrons transformer et emballer nos produits sera idéal pour notre commerce, » explique Gerardo Barsallo, Président de la coopérative de pêche CooPerlas. 

Le projet facilite également les partenariats entre les habitants, le secteur privé et les institutions publiques. Un comité a été mis en place afin d’identifier les besoins environnementaux, sociaux et économiques, et – malgré leur faible présence, de coordonner les échanges avec les autorités en charge dans la région.

Ce projet comprend des opérations de nettoyage des plages, des études de marché et de développement du tourisme, et sera bientôt appliqué aux autres îles de Panama.

Selon Leyka Martínez, le Coordinateur du projet, « la perte de la biodiversité aurait un impact direct sur le développement de la pêche, du tourisme et de l’immobilier au Panama. Les acteurs du développement sont de plus nombreux à comprendre que la conservation de ces activités dépend de l’utilisation durable des propriétés naturelles de leur environnement. »


Le PNUD en action
De nouveaux partenariats pour le développement

Notre Rapport annuel 2013-2014 met en lumière les résultats de notre travail dans plusieurs domaines clés. De la sécurité alimentaire à la création d’emplois, au bon déroulement des élections, au relèvement d’après crise et à la gestion des ressources naturelles non renouvelables, nos efforts convergent vers un but concret : aider les pays à éliminer la pauvreté et à réduire les inégalités.

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