Ouganda : des pratiques agricoles modernes permettent aux cultivateurs de prospérer

Fermier ougandais
David Muhoozi a plus que doublé sa production de maïs après avoir bénéficié d'une formation en gestion durable des terres. (Photo: PNUD Ouganda)

Dans le district de Lyantonde, en Ouganda, David Muhoozi Kiseetula a vu ses récoltes (et sa vie) changer de façon spectaculaire lorsque sa coopérative agricole a reçu une subvention pour suivre une formation sur de nouvelles méthodes de culture.

« Avant, je récoltais moins de 100 kilos de maïs sur mon lopin de terre. Aujourd’hui, j’en récolte 250 », explique ce père de huit enfants, âgé de 58 ans.

A retenir

  • Quelque 400 cultivateurs ont bénéficié de ce projet, qui a permis d’augmenter de 200 à 300 pour cent le rendement des récoltes dans les communautés pilotes.
  • Le projet a été mis en place par le ministère ougandais de l’Agriculture, du Secteur animalier et des Pêches dans six districts regroupant 1,5 million d’habitants.
  • Le gouvernement norvégien a financé le projet à hauteur de 1,644,000 dollars pour deux ans.
  • L’Ouganda a apporté une contribution de 23,040 dollars pour l’installation de pluviomètres et la formation d’agents.

Le groupe d’agriculteurs auquel il appartient, la Société coopérative de Kiyinda, a reçu une subvention de 21 000 dollars dans le cadre d’un projet pilote sur la gestion durable des sols du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). David et d’autres cultivateurs ont ainsi pu suivre des cours sur des méthodes agricoles qui produisent un meilleur rendement ainsi que sur la façon d’améliorer la vente de leurs produits.

Pour prévenir l’érosion des terres et conserver l’eau pendant les périodes sèches, les fermiers ont appris à creuser des tranchées et à utiliser de la paille et du  fumier pour piéger l’humidité dans le sol, comme alternative à l’irrigation.

Beaucoup d’entre eux ont aussi commencé à planter des arbres pour remplacer ceux abattus pour en faire du charbon, ce qui leur apporte une source de revenus plus durable.

La subvention accordée à la société agricole de Kiyinda a servi non seulement à la formation, mais aussi à acheter du cheptel et à construire des citernes à eau. La coopérative a acheté deux moteurs pour faire tourner son moulin à maïs, lequel procure de la balle bon marché aux cultivateurs, qui la mélangent aux aliments pour le cheptel.

Quelque 200 kilomètres plus au nord, Stephen Mussi et sa femme Nakato ont connu des améliorations similaires.

Le couple avait vu ses récoltes diminuer d’année en année à cause de mauvaises méthodes de culture, de précipitations erratiques et de l’épuisement des sols dans le district de Nakaseke, l’une des régions les plus arides d’Ouganda.

Avec la subvention du projet pilote, Stephen et une centaine de cultivateurs de son village ont mis sur pied des fermes modèles sur de petits lopins de terre, où ils ont testé puis adopté différentes pratiques agricoles durables.

Stephen a vu sa récolte doubler : « Je peux déjà voir la différence avec l’année dernière pour le maïs et les fèves qu’on a fait pousser cette saison », remarque-t-il.

Quelque 400 petits agriculteurs ont bénéficié de ce projet. Depuis, dans les communautés pilotes, les récoltes ont donné un rendement de 200 à 300 pour cent supérieur pour le maïs et les fèves. Les autorités et les associations agricoles locales sont en train d’adopter ces pratiques, qui sont reproduites par d’autres cultivateurs de ces régions.

Par Doreen Kansiime et Sheila Kulubya

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