Kirghizistan : une école montre la voie vers les énergies renouvelables

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Les élèves d'une école maternelle, au Kirghizistan. ©Aida Mambetkulova/PNUD Kirghizistan

À Osh, la deuxième ville du Kirghizistan, une nouvelle école conçue selon des techniques de pointe consomme 50 pour cent moins d’énergie que des structures similaires et permet d’économiser 20 000 dollars chaque année. C’est le bâtiment le plus éco-énergétique jamais construit en Asie centrale.

Désormais, plus de 970 enfants étudient dans des classes chauffées pendant l’hiver. Ils se lavent également à l’eau solaire, un exploit considérable dans une région où la vie quotidienne est constamment interrompue par les faibles approvisionnements énergétiques et électriques.

« L’isolation thermique est de bonne qualité. C’est la première fois que je peux travailler dans un environnement sain », déclare Saltanat Amanova, la directrice de l’école. 

À retenir

  • Le Kirghizistan a adopté de nouveaux codes de construction afin de réduire sa consommation énergétique ainsi que les gaz à effets de serre de 30 à 40 pour cent d’ici à 2020.
  • En 2012, 95 pour cent des projets conçus se conformaient aux nouvelles normes.
  • Une école construite selon ces nouveaux procédés consomme 50 pour cent moins d’énergie qu’une structure similaire, et économise 20 000 dollars par an.
  • Le projet est soutenu par le PNUD et financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Pour obtenir de meilleures performances et réduire les déperditions thermiques, les architectes ont réduit au maximum les surfaces externes (le périmètre de ce bâtiment est 1,5 fois inférieur à celui d’une école de même capacité d’accueil). La construction d’angles ronds et de vastes puits de lumière ont permis de diminuer la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement du bâtiment et l’intégration des paramètres écoénergétiques n’a augmenté les coûts de construction de la structure de 9 000 mètres carrés que de 5 pour cent (270 000 dollars). Cette somme peut être amortie en à peine huit ans.

La construction a bénéficié du soutien de l’Agence turque de coopération internationale pour le développement (TIKA). Les travaux du programme pilote mettent en avant la nouvelle politique du pays concernant l’efficacité énergétique appuyée par le PNUD et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

La plupart des bâtiments du Kirghizistan ont été construits durant la période soviétique, à un moment où l’énergie était largement subventionnée et où l’on faisait peu de cas de l’efficacité énergétique. La République kirghize ne possède pratiquement aucune énergie fossile et importe environ 95 pour cent de ses besoins énergétiques pour le chauffage. Ainsi, une diminution d’à peine 1 à 2 pour cent de sa consommation énergétique permettrait déjà de réaliser des économies substantielles.

La consommation moyenne d’énergie du Kirghizistan est trois à cinq fois supérieure à celle de l’Union européenne et freine considérablement l’économie du pays. Les bâtiments consomment 37 pour cent de l’énergie nationale, mais à cause de la mauvaise isolation, une grande partie de la chaleur s’échappe par les fenêtres. En 2011, près de 32 pour cent des écoliers ont signalé qu’ils avaient froid en salle de cours pendant l’hiver.

En novembre 2008, le gouvernement s’est fixé comme objectif de réduire la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur immobilier de 30 à 40 pour cent d’ici à 2020.

Avec le soutien du PNUD et des financements du FEM, le Gouvernement a adopté les codes internationaux de performance énergétique des bâtiments. Il a formé des professionnels de la construction et a établi un système pour suivre la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du bâtiment.

Les nouveaux codes et réglementations sont entrés en vigueur en janvier 2010. Les normes de performance thermique des bâtiments sont alignées sur les normes rigoureuses de l’UE.

Afin de promouvoir ces codes, le PNUD a mis en place des formations sur les évaluations des performances énergétiques, sur les économies d’énergie et sur l’efficacité énergétique pour plus de 150 professionnels dans le domaine de l’architecture et de la construction. 

Le PNUD a également mis des textes sur les constructions énergétiquement viables à disposition des programmes universitaires d’ingénierie et d’architecture. L’organisation a soutenu la mise en place d’un laboratoire d’imagerie thermique afin de veiller à ce que les bâtiments construits soient conformes à leur conception d’origine.

La consommation énergétique annuelle dans les bâtiments pilotes a enregistré une diminution maximum de 55 kilowatts par mètre carré. En 2012, 95 pour cent des projets étaient conformes aux nouveaux codes, par rapport à 65 pour cent en 2011.

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