Nigéria: améliorer les techniques agricoles change les vies des femmes rurales

Rural women sell their surplus food crops for cash in the local market to boost family income, Nigeria. Photo: Bridget Ejegwa / UNDP in Nigeria.
Une agricultrice vend l'excédent de sa production au marché local de Nanka, Nigéria. Photo: Bridget Ejegwa / PNUD

Pour Mama Nsedu, une jeune veuve vivant dans le nord du Nigéria, nourrir sa famille devenait chaque jour plus problématique. Comme des milliers de femmes des communautés rurales de Nanka, Kyado et Yauri, Mama Nsedu devait se contenter de récoltes médiocres du fait de la sécheresse, de sols pauvres en nutriments et d’une trop grande dépendance envers des engrais chimiques coûteux.

Aujourd’hui, la situation a bien changé : son exploitation produit plus d’ignames, de manioc, de fruits et de légumes qu’il n’en faut pour nourrir sa famille et la vente de l’excédent de sa production au marché local de Nanka lui permet de subvenir à d’autres besoins élémentaires.

A retenir

  • Plus de 50 000 habitants des zones rurales au Nigéria (dont 65 % de femmes) ont bénéficié du programme.
  • Le programme de microfinancements du PNUD et du FEM a permis de financer 69 projets dans 23 États au Nigéria.
  • Le PNUD et le FEM ont octroyé ces trois dernières années des subventions dont le montant total s’élève respectivement à 1,897 million et 1,37 million de dollars US.

C’est grâce à de nouvelles techniques agricoles, découvertes dans le cadre d’un programme de formation mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et ses partenaires, que Mama Nsedu a pu améliorer le rendement de ses récoltes. Cette formation propose des démonstrations pratiques et présente des techniques agricoles plus efficaces, fondées notamment sur la polyculture ou la fabrication de compost et d’engrais vert.

Grâce à cette initiative, de nombreuses femmes pauvres des zones rurales ont pu, comme Mama Nsedu, prendre un nouveau départ. Beaucoup d’entre elles ont vu leurs rendements agricoles augmenter de façon spectaculaire, aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif. En outre, des femmes qui n’étaient guère impliquées dans les activités agricoles participent dorénavant pleinement à la vie de l’exploitation.

« Cette formation nous a beaucoup aidées », reconnaît Mama Nsedu, qui s’était montrée au départ sceptique sur l’efficacité du programme.

Les sessions ont été animées par des ingénieurs agronomes locaux et le programme de microfinancements du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), qui soutient des initiatives locales bénéfiques pour l’environnement à l’échelle mondiale, a fourni un appui et des financements pour la mise en œuvre du projet.

Mama Nsedu figure parmi les quelque 50 000 habitants des zones rurales du pays (dont 65 % de femmes) dont les conditions de vie se sont améliorées au cours des trois dernières années grâce au programme de microfinancements du PNUD et du FEM. Selon elle, le gain d’efficacité ainsi obtenu lui a dégagé plus de temps pour s’occuper de sa famille, ce qu’elle arrivait difficilement à faire depuis le décès de son mari.

« Je remercie l’ensemble des personnes qui m’ont permis d’en arriver là », ajoute-t-elle, fière de présenter son exploitation à des visiteurs venus de la ville.

Par Kelechi Onyemaobi

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