Les communautés aident à gérer les parcs nationaux en Turquie

Femmes à cheval dans parc national
Des femmes des montagnes Küre cueillent des plantes dans le parc national. Les résidents jouent un rôle clé dans la gestion du parc, devenu un centre d'écotourisme. (Photo: PNUD Turquie)

La Turquie abrite trois réserves de biodiversité mondialement reconnues, et a mis en place un système de zones naturelles protégées. Mais la moitié de ses forêts, des écosystèmes importants en termes de biodiversité, sont négligées et dégradées par le surpâturage et l’exploitation illicite du bois.

Un projet supporté par le PNUD et financé par le Fonds pour l'Environnement Mondial vise à inverser ce déclin. Le gouvernement turc a non seulement élargi la couverture des zones protégées, mais implique les communautés dans l’élaboration de plans de gestion durable à long terme.

À retenir

  • Le Parc national des montagnes Küre a été créé en 2000 en vue de protéger la diversité biologique.
  • Le parc est entouré d’une zone tampon où les résidents peuvent vivre et utiliser les ressources terrestres d’une manière durable.
  • Dans la zone tampon, les pratiques forestières intensives ont cessé, et plus de 15.000 arbres ont été plantés pour réhabiliter les zones dégradées.
  • 603 452 hectares de forêt sont désormais sous gestion ce qui dépasse déjà l'objectif du projet.

En 2012, le Parc national des montagnes Küre est devenu le premier en Turquie et le treizième en Europe à se voir décerner le prestigieux certificat des parcs protégés PAN, en reconnaissance de sa valeur comme zone naturelle protégée et destination pour l’écotourisme.

« Ce parc national est comme une torche dans nos mains, qui éclaire le chemin devant nous ! » se félicite Galip Arslan, 76 ans, militant communautaire du village d’Asagicerci, qui a aidé à définir les limites du parc, il y a plus de dix ans.

Arslan et ses voisins jouent un rôle-clé dans la gestion du parc, et celui-ci administre désormais une ONG qui s’attache à former les populations locales à la conservation de la nature.

Le premier centre d’écotourisme de Turquie a aidé à développer les affaires, et le parc compte aujourd’hui de nouveaux centres pour visiteurs, portails d’entrée, panneaux indicateurs et parcours. Les gestionnaires du parc ont adopté un outil de contrôle permettant d’évaluer l’efficacité de l’administration du parc et constatent un taux d’amélioration de 132% depuis le début du projet. Grâce à son succès, l'outil est désormais utilisé dans 41 parcs nationaux du pays.

Le parc national des montagnes Küre s’est développé grâce à un partenariat entre le ministère des Forêts, le PNUD et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture. En 1998, les groupes ont commencé à travailler ensemble à protéger la diversité biologique et à encourager le développement rural. Le gouvernement étant désireux de faire participer les communautés locales, le PNUD a proposé que les citoyens aident à définir les limites d’un nouveau parc national dans les montagnes Küre.

Ensemble, ils ont convenu que le parc couvrirait près de 38.000 hectares et serait entouré d’une zone tampon de plus de 134.000 hectares, où la population continuerait de vivre et d’utiliser les ressources d’une manière qui assurerait la pérennité de la forêt.

En 2000, le Parc national des montagnes Küre a été officiellement créé.

En 2008, avec le financement du Fonds pour l’environnement mondial, le ministère de la Forêt a commencé à élaborer des plans en vue de gérer et de conserver le parc, ainsi que d’assurer une utilisation équilibrée des ressources naturelles dans la zone tampon.

Les ONG locales, qui occupent des postes officiels leur permettant de superviser le fonctionnement quotidien et d’apporter une orientation stratégique, ont contribué à favoriser l’adoption d’une nouvelle directive nationale exigeant une consultation publique dans le cadre de la planification officielle de la gestion de la forêt.

Trois nouvelles fonctions forestières identifiées par le biais des consultations – conservation du paysage, conservation de la faune et développement de la faune – ont été ajoutées aux responsabilités des agents forestiers de tout le pays.

Dans la zone tampon, les pratiques forestières intensives ont cessé, et plus de 15.000 arbres ont été plantés pour réhabiliter les zones dégradées. Pour commencer à réduire la demande de bois, le projet a été intégré dans un programme national en matière d’énergie solaire, et 8 pour cent des habitants de la zone tampon vivent désormais dans des foyers équipés de systèmes de chauffage à l'énergie solaire. En deux ans, l'émission de 1 444 tonnes de CO2 a été éliminée et 96 hectares de forêt ont été préservés .

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