Adaptation aux effets des changements climatiques

Le lac Thorthormi, au Bhoutan, est un lac glaciaire considéré comme l’un des plus dangereux du pays.
Le lac Thorthormi, au Bhoutan, est un lac glaciaire considéré comme l’un des plus dangereux du pays.

Avec l’appui financier du FEM, le PNUD appuie des programmes d’adaptation grâce auxquels les pays seront mieux préparés et plus aptes à protéger leurs terres, leurs populations et leurs moyens d’existence des effets des changements climatiques.

Fonte des glaciers au Bhoutan

A retenir

  • En 2010, avec l’appui financier du FEM, le PNUD a aidé les autorités de 29 pays à formuler des approches nationales d’adaptation aux changements climatiques, dans le cadre de 16 projets financés par le Fonds spécial pour les changements climatiques et le Fonds pour les pays les moins avancés.

Le BHOUTAN est exposé à des risques d’inondations subites provenant du débordement de lacs glaciaires, causé par la fonte rapide des neiges et des glaces due aux changements climatiques.

Pour éviter les dévastations humaines et économiques qui pourraient en résulter, le PNUD collabore avec les pouvoirs publics à un projet qui devrait réduire les dégâts des eaux dans le sud très peuplé du pays.

En 2005, un projet sans précédent a été lancé pour abaisser le niveau des eaux du lac Thorthormi, un lac glaciaire considéré comme l’un des plus dangereux du pays. Pour ne pas déstabiliser la barrière naturelle retenant le lac glaciaire, les travaux d’excavation sont effectués à la main.

Creuser la glace, dégager les blocs rocheux et aménager un chenal de drainage apporte des revenus à plus de 350 travailleurs et contribue ainsi à soutenir l’économie locale.

En outre, le projet met en place un système automatique d’alerte avancée dans toute la zone et assure la formation des membres des communautés aux dangers des inondations subites, ainsi qu’aux mesures d’adaptation à cette nouvelle réalité due aux changements climatiques.

Ceinture verte au Bangladesh

Le PNUD collabore avec le gouvernement et les communautés locales pour réduire la vulnérabilité aux changements climatiques de la zone côtière où, du fait de l’élévation du niveau de la mer et des tempêtes, les villages et les terres agricoles sont souvent submergés.

Des ceintures de végétation naturelle peuvent assurer une protection physique contre les inondations, prévenir l’érosion et même en inverser les effets. En partenariat avec le Service des eaux et forêts du Bangladesh, le PNUD aménage plus de 7 000 hectares de mangroves, d’arbres fruitiers et des étangs de pisciculture.

Ce programme comporte des initiatives « Argent contre travail » et des activités de formation à la gestion des pépinières et des forêts. Il bénéficie à plus de 85 000 personnes auxquelles il offre des moyens d’existence. La population du sud du delta prend part à tous les aspects du programme, notamment la plantation des arbres,  l’entretien et à la gestion des peuplements.

L’INDE, l’INDONESIE et les PHILIPPINES étudient toutes trois le programme du PNUD au Bangladesh pour s’en inspirer dans leurs propres projets de ceintures vertes.

Parmi les autres exemples d’activités du PNUD visant à combattre les changements climatiques figurent la création du Fonds d’affectation spéciale des changements climatiques au Cambodge, le Programme de renforcement des capacités des décideurs pour faire face aux changements climatiques au Costa Rica, le Programme d’adaptation de l’Afrique au Ghana, le Projet de valorisation énergétique des déchets en Ukraine et le Programme d’adaptation à base communautaire au Maroc.

Vidéo

Extrait du documentaire “Révélé: la fonte des glaciers de l'Himalaya” (anglais)

Les mangroves protègent les habitants de Char Kukri-Mukri, Bangladesh
  • Helen Clark in Bangladesh
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