30 millions d'électeurs inscrits aux deuxièmes élections nationales de l'histoire du Congo

La carte d'électeur sert de carte d'identité.
La carte d'électeur sert aussi de carte d'identité, c'est pourquoi Bernadette l’a toujours dans son sac. (Photo: PNUD)

Partout où elle va, Bernadette Ntumba, 61 ans, est munie de sa nouvelle carte d'électeur. Elle est l’une des 30 millions de personnes qui se sont inscrites aux deuxièmes élections nationales de l'histoire de la République démocratique du Congo, prévues pour le 28 novembre de cette année.

« Je l'ai toujours sur moi car elle me sert aussi de carte d'identité », dit-elle de sa carte, émise par l'un des 8 163 centres d'enrôlement mis en place par la Commission électorale nationale indépendante dans le cadre d'un projet appuyé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec l’État congolais.

Grâce au financement de ce projet électoral de plus de 200 millions de dollars, le PNUD a formé près de 31 000 agents de la Commission électorale ainsi que du personnel temporaire à assumer diverses fonctions dans le cadre des prochaines élections présidentielles et législatives, y compris l'inscription des électeurs et la mise à jour des listes électorales existantes.

A retenir - Projet d'appui au cycle électoral – PACE

  • Est un panier de financement alimenté par 12 bailleurs de fonds : la Belgique, le Canada, l'Espagne, la France, l'Italie, l'Organisation internationale de la francophonie, les Pays-Bas, le PNUD, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l'Union européenne.
  • Budget : 202 883 204 dollars, dont 64 084 575 pour le processus d'enrôlement des électeurs.
  • Centres d'enrôlement : 8 163.
  • Envoi de matériel électoral : 16 913 tonnes.
  • Estimation du nombre d'habitants en RDC : 65,8 millions.

De plus, chaque bureau d’inscription est  équipé d’un « kit d’enregistrement » comprenant un ordinateur, un appareil photo, un lecteur d'empreintes digitales et une imprimante, pour permettre au personnel d’émettre de nouvelles cartes d'électeurs, d'éviter les doubles enregistrements et de construire une base de données fiable.

Dans certains cas, en raison des longues distances et des délais à respecter pour les opérations d’inscription, le transport de l’équipement et la collecte des informations de vote dans des villes et villages d’accès difficile ont été effectués par des hélicoptères fournis par la Mission de l'ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Pour assurer l'approvisionnement en électricité des centres situés dans des zones reculées, le PNUD a fourni 1 000 groupes électrogènes au diesel, tandis que 1 000 panneaux solaires étaient installés à des endroits disposant de peu de carburant.

Les fonds nécessaires aux différents aspects des processus électoraux, y compris les élections provinciales et locales prévues entre 2011 et 2013, sont gérés par le PNUD et proviennent de différents bailleurs de fonds.

Ceux-ci comprennent la Belgique, le Canada, l'Espagne, la France, l'Italie, l'Organisation internationale de la francophonie, les Pays-Bas, le PNUD, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l'Union européenne.

Les premières élections générales multipartites en RDC ont eu lieu en 2006.