Népal : le bambou protège les villageois des inondations


Un Programme appuyé par le PNUD plante des bambous et d’autres arbres pour protéger les villages des crues, des glissements de terrain et dans certains cas, des animaux sauvages.

“Lorsque mon village est inondé, ce qui arrive pratiquement chaque année, certaines personnes perdent leurs maisons, la plupart d’entre elles perdent une partie de leurs récoltes et tout le monde est touché d’une manière ou d’une autre" déclare Sita Gaire, du village de Shivamandir au sud du Népal.

Mère de deux enfants, Gaire habite à Nawalparasi, une région du Népal la plus sujette aux inondations. À chaque mousson, le district à la frontière de l’Inde subit des glissements de terrain et des crues provoqués par la rivière Kerunge.

A retenir

  • Depuis 1980, les inondations au Népal tuent en moyenne 178 personnes par an, en touchent 140 000 et causent l’équivalent de plus de 34,5 millions de dégâts chaque année.
  • Les inondations et les glissements de terrain constituent plus des trois quarts des pertes économiques causées par les catastrophes dans le pays.
  • Le PNUD forme les villageois à planter des bambous, des acacias, du palissandre pour retenir les sols et éviter l’érosion et les glissements de terrain.

La déforestation et l'érosion empirent la situation, en déclenchant des glissements de terrain et causant la sédimentation des rivières. La terre fertile et les infrastructures physiques en aval sont régulièrement endommagées, menaçant des vies et des moyens d’existence déjà précaires.

Un projet soutenu par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) aide le gouvernement à maîtriser ces dégâts qui constituent plus des trois quarts des pertes économiques engendrées par les désastres dans le pays.

Des villageois sélectionnés dans la région ont été formés pour maîtriser les crues et adopter des mesures pour prévenir les glissements de terrain et l’érosion; ainsi que pour atténuer les effets de la sécheresse. Les solutions peu coûteuses mettent l’accent sur la bio-ingénierie ou sur la plantation de multiples plantes, telles que le bambou pour retenir le sol.

Depuis 1980, les inondations au Népal ont tué en moyenne 178 personnes, en ont touché 144 000  et ont causé l’équivalent de 34,5 millions USD de dégâts chaque année. Les plantations constituent donc une solution rentable au problème. Les personnes formées, souvent des chefs de village ou des responsables de groupes de femmes, retournent dans leurs villages et à leur tour organisent des ateliers pour former leurs voisins à la prévention des  dégâts causés par les crues. Ils reçoivent aussi de l’argent pour préparer et planter des forêts communautaires dans les régions sujettes aux glissements de terrain et à l’érosion.

Gaire a récemment été choisie par son village pour participer à l’une des formations de cinq jours soutenues par le PNUD. « C’est un système de protection contre les inondations suffisamment simple à entretenir indépendamment, et économique à mettre en œuvre sans trop de suivi », dit-elle. « Lorsque je suis revenue dans mon village j’ai organisé un atelier pour plus de 300 femmes. »

Les techniques choisies pour limiter la vulnérabilité aux catastrophes causées par les inondations permettent aussi de produire des ressources, telles que des fruits ou des forêts qui exercent un effet dissuasif sur les animaux qui se rapprochent trop des zones habitées, renforçant la sécurité des villages dans un pays où les agressions d’éléphants sauvages se révèlent parfois mortelles.

Cette approche, largement utilisée par le PNUD au Népal, s’est déjà révélée efficace à de nombreuses reprises. Lorsqu’il y a près de vingt ans, les crues de la rivière Rapti ont tué 24 personnes et détruit 2 200 habitations dans le village de Katthar, le PNUD a travaillé en étroite collaboration avec les villageois pour planter des arbres et lutter contre les inondations. Katthar est désormais considéré comme un des meilleurs exemples de bio-ingénierie servant à limiter les effets des crues. Les inondations sont moins graves, causent moins d’érosion et nuisent à moins de personnes qu’il y a vingt ans.

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