Plus d'eau pour de meilleures conditions de vie au Soudan

Aisha dirige une ferme administrée par des femmes à Arabaat, au Soudan
Aisha dirige une ferme administrée par des femmes à Arabaat, au Soudan.
Photo: Karen Ringuette/PNUD

Jusqu’il y a peu, malgré une terre fertile et une nappe phréatique peu profonde, les paysans du nord-est du Soudan dépendaient uniquement de la pluie pour leurs cultures de subsistance.

« La différence aujourd'hui est énorme, déclare Aisha Sharief, dirigeante d’une exploitation agricole gérée par des femmes dans la communauté rurale d’Arabaat. Nous avons maintenant une irrigation permanente et nous alternons des cultures comme le sorgho et les légumes ». Elle fait également pousser des tomates, du gombo et de la roquette, qui sont vendus sur le marché de Port-Soudan, à 30 km de l'exploitation.

A retenir

  • 300 projets de redressement profitant à 800 000 personnes ont été mis en œuvre sur l'ensemble du Soudan.
  • Le PNUD a forgé un partenariat avec 44 ONG travaillant ensemble dans 10 régions.
  • 33 383 ménages ont reçu des outils divers pour améliorer leur productivité, y compris des semences et des plans d’irrigation à petite échelle.

Sharief fait partie des 800 000 personnes qui continuent de bénéficier d'un programme de relèvement et de réhabilitation de cinq ans mis en œuvre sur l'ensemble du Soudan à la fin de la guerre civile, en 2005. Ce programme soutient le relèvement de communautés rurales. Il est principalement dédié à l’amélioration des moyens de subsistance, à l’accessibilité des services de base tels que la santé et l'éducation, et aux formations professionnelles.

A Arabaat, 37 exploitations agricoles ont reçu des groupes électrogènes et des pompes à eau, ce qui a permis aux paysans d’atteindre d’abondantes nappes phréatiques et de cultiver des légumes et d’autres cultures toute l'année.

Hussein Musa, qui est chargé de transporter la production des paysans au marché, est convaincu que leur situation s'est améliorée. « Auparavant, certaines personnes avaient accès à des puits, mais ces derniers étaient gérés par des marchands se réservant 50 % des profits, laissant ainsi très peu aux paysans. Aujourd'hui, chaque exploitation dispose d'un puits. »

Dans le cadre de ce programme, les paysans ont été formés à la gestion et ont créé l’Association de développement d’Arabaat, qui leur permet de mettre en commun leurs ressources et de superviser d'autres initiatives de développement tel que des projets d'alimentation en eau et des pêcheries.

Leur association encourage également à la participation active des femmes. « Dans le passé, il n'y avait pas de femmes parmi nos notables, mais aujourd'hui elles sont intégrées à la gestion de nos affaires », explique Aisha Sharief. « Bien que ce que nous gagnons reste modeste, la plupart des familles ont doublé leurs revenus », ajoute-t-elle.

Ce programme de 72 millions de dollars américains a été mis en œuvre par un réseau de 44 ONG travaillant ensemble dans 10 régions du Soudan. Financé par la Commission européenne et la Norvège, ce programme est géré par le PNUD pour le compte du Gouvernement d'unité nationale et du gouvernement du Sud Soudan.

Nos histoires

Grace Poni, une femme de 42 ans mère de 10 enfants, n’a plus besoin de dépenser de l’argent pour transporter ses produits maraîchers jusqu’au marché.

Plus de 10 000 personnes ont un  meilleur accès à l’eau salubre depuis la construction d’un réservoir.

Le PNUD en action
De nouveaux partenariats pour le développement

Notre Rapport annuel 2013-2014 met en lumière les résultats de notre travail dans plusieurs domaines clés. De la sécurité alimentaire à la création d’emplois, au bon déroulement des élections, au relèvement d’après crise et à la gestion des ressources naturelles non renouvelables, nos efforts convergent vers un but concret : aider les pays à éliminer la pauvreté et à réduire les inégalités.

Voir tous les rapports annuels