Philippines : six mois après Haiyan, de nouvelles écoles émergent des gravats


Au Samar oriental, une excavatrice du PNUD commence à démolir une salle de classe en vue de sa reconstruction. Photo: Anna Mae Lamentillo et Lesley Wright, PNUD Philippines

Sous les applaudissements de jeunes Philippins, l’excavatrice s’attaque à la toiture endommagée de l’école primaire de Sulangan, au Samar oriental.

A retenir

  • Plus de 500 000 mètres cubes de débris dégagés à Tacloban, ce qui a permis le relèvement de 15 hôpitaux, 744 écoles, 620 crèches, 622 édifices municipaux et 1 746 kilomètres de routes.
  • Plus de 42 000 personnes ont obtenu un emploi temporaire dans le programme de relèvement précoce du PNUD, dont près de 35 % de femmes.
  • La totalité du programme de relèvement coûtera 18,7 millions de dollars.

Cette démolition se déroule dans le cadre d’un projet appuyé par le PNUD pour aider à rebâtir les salles de classe détruites par le typhon Haiyanen novembre 2013.

Cette école figure parmi les milliers d’édifices publics endommagés par le typhon : trois salles de classe et un amphithéâtre extérieur ont subi de sérieux dégâts.

Janinie Custodio, enseignante, a perdu son grand-père lors de la catastrophe. Plusieurs familles s’étaient réfugiées à l’école en attendant que la tempête passe, quand un des murs s’est effondré sur les gens qui s’y abritaient.

Depuis six mois, les élèves suivent leurs cours à l’intérieur de tentes installées dans la cour de récréation. Bien que celles-ci se trouvent dans des zones de sécurité, les écoliers n’ont pas l’esprit tranquille. « Dès que le vent se lève, nos enfants prennent peur et rentrent chez eux », explique Maria Carmen Layola, mère d’un garçon de neuf ans.

Le PNUD, avec l’aide de la Fondation GMA, l’aile caritative du réseau national de diffusion GMA, a lancé la reconstruction de l’école. L’organisation a également formé une équipe à neutraliser les déchets toxiques et à nettoyer les dégâts. Avec des partenaires comme les administrations locales et les armées coréenne et philippine, ils aident à démolir les édifices fragilisés.

Thorsten Kallnischkies, ingénieur spécialisé dans la gestion des déchets, travaille avec le PNUD dans le cadre du programme de relèvement. Il a constaté l’étendue des dégâts causé par le typhon.

Selon lui, les métaux dangereux représentent un risque majeur pour la communauté et il est urgent de prendre des mesures. « Nous savons comment procéder et nous avons les moyens de le faire, » assure-t-il. « Nous avons besoin des opérateurs hautement qualifiés pour les équipements lourds dont dispose l’armée coréenne, ainsi que de personnel technique pour coordonner les opérations. »

Depuis six mois, plus de 500 000 mètres cubes de débris ont été dégagés à Tacloban, ce qui a permis le relèvement de 15 hôpitaux, 744 écoles, 620 crèches, 622 édifices municipaux et 1 746 kilomètres de routes, ainsi que des canalisations et 600 autres infrastructures essentielles (cliniques, ponts, églises et gymnases).

Actuellement financé par UNICEF et et le gouvernement du Japon, le programme de relèvement du PNUD aux Philippines coûtera en totalité 18,7 millions de dollars, avec des contributions supplémentaires des gouvernements de l’Australie, de l’Équateur, du Japon, du Koweït, de la Nouvelle Zélande, de la Norvège, de la Russie, de la Suède et des Philippines, ainsi que de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Le défi est de taille, et le cœur à l’ouvrage