Semer les graines du relèvement au Pakistan

Un agriculteur du sud du Panjab, Inde. (Photo: PNUD)
Un agriculteur du sud du Panjab, Inde. (Photo: PNUD)

« Ma rizière, mes poules et chèvres ont été emportés dans les inondations », raconte Imam Bibi, un agriculteur de 60 ans originaire du village de Hindu Wan au Pendjab, Pakistan. « Cette aide est une bénédiction par ces temps difficiles ».

Bibi est parmi les près de 10.000 bénéficiaires de paquets de graines et sacs d'engrais distribués par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans la province du Pendjab, qui compte plus de la moitié des terres cultivées du pays et où les trois quarts de la population dépendent de l'agriculture pour leur subsistance.

A retenir

  • Au Pakistan, le PNUD aide les agriculteurs de la région du Panjab à réhabiliter leurs terres endomagées par les inondations.
  • 7,398 sacs de semences et d'engrais ont été distribués au agriculteurs de la région du Punjab, et 50 000 hectares de terres ont été réhabilités.
  • Les inondations au Pakistan ont ruiné 2.5 million d'hectares de récolte et détruit 500 million de tonnes de réserves de blé.

Les inondations qui ont commencé en juillet 2010 ont détruit 109 000 hectares de terres arables et perturbé le cycle de plantation au Panjab, région qui regroupe plus de la moitié des terres cultivées du pays, et où l’agriculture fournit des emplois aux trois-quarts de la population.

« L’ensemencement des cultures hivernales est fondamental pour assurer les récoltes de la saison suivante », explique Jean-Luc Stalon, Directeur adjoint de Bureau de pays au PNUD. « Nous avons affecté 550 000 dollars pour aider les agriculteurs touchés par les inondations au Panjab à planter les cultures hivernales telles que le blé, l’orge et l’avoine », a-t-il ajouté.

L'intervention rapide auprès des agriculteurs touchés par les inondations fut possible grâce à la présence du PNUD au Pakistan, qui, depuis 2006 travaille de concert avec le Département de l’agriculture au Panjab afin d'augmenter les niveaux de production agricole dans la région. Ce projet a permis d'exploiter plus de 48 000 hectares de terres anciennement non fertiles à cause d'une concentration saline trop importante.

Une partie des terres détruites avait été réhabilitée au cours des quatre dernières années par la réduction des niveaux élevés de salinité grâce à l'application de minéraux tels que le gypse et le forage de puits d'irrigation, ce qui avait permis d'augmenter les rendements des petits agriculteurs.

Bien qu’il y ait eu un recul sur certaines de ces avancées, le PNUD a rapidement changé de priorités à la suite des inondations afin de répondre aux besoins des dizaines de milliers d’habitants de près de 90 villages dans les régions de Jhang et Sargodh. Plus de 1 400 ménages touchés par les inondations ont reçu 50 kilos de graines et des sacs d'engrais à base d’urée destinés à fertiliser plus de 1 600 hectares de plantation.

Ces dispositions sont une planche de salut pour les destinataires comme Bibi, qui a la ferme intention de replanter sa rizière et devrait recevoir prochainement un lot de deux chèvres distribué au titre de l'aide accordée pour l’élevage.

«Je me réjouis à une bonne récolte de blé en six mois," dit-il à la perspective d'une nouvelle saison.