Crise en République centrafricaine


Des patients font la queue devant le dispensaire de Médecins Sans Frontières (MSF) à l'aéroport, où ils ont pris refuge pour échapper à la violence, Bangui, RCA. ©S. Phelps/UNHCR

La violence sectaire qui sévit en République centrafricaine a déraciné près d'un million de personnes. On estime que la moitié de la population, soit 2,2 millions de personnes, a besoin d' aide humanitaire et que 1,1 million d’individus sont confrontées à des pénuries alimentaires. À Bangui, il y a eu un millier de morts rien qu’au début du mois de décembre. 

A retenir

  • 1 million de personnes déplacées en raison des combats.
  • 2,2 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire.
  • Les moyens de subsistance de 95% de la population ont été affectés par le conflit.
  • 9,5 millions de dollars sont nécessaires pour la mise en oeuvre du Programme de Protection Communautaire.

Survenant juste après des inondations répétées, les combats ont détruit les infrastructures et les services de base, fait flamber le prix des produits alimentaires et accéléré le déclin économique du pays.

La destruction des actifs productifs et autres biens a contraint les agriculteurs à abandonner leurs récoltes et provoqué la fermeture de nombreuses entreprises. Avant que n’éclate crise actuelle, 70 pour cent de la population vivaient sous le seuil de pauvreté et ce chiffre a augmenté de façon spectaculaire depuis.

La riposte du PNUD à la crise

Le PNUD appuiera la stabilisation de la République centrafricaine en mettant progressivement en place des initiatives relatives à la sécurité communautaire, aux modes de subsistance, à la cohésion sociale et à la réconciliation. En collaboration avec les pays donateurs et les Nations Unies, il a déjà aidé à rédiger une feuille de route pour cette période de transition et participera à sa mise en œuvre. En fin de compte, ces initiatives ouvriront la voie à l’organisation d’élections.

Éviter une autre crise en Centrafrique
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Bien qu'il soit essentiel de satisfaire les besoins humanitaires des populations, la communauté internationale doit impérativement s'attaquer aux problèmes de développement qui ont provoqué le conflit. 

Notre perspective