Cellule de crise au bureau du PNUD au Kirghizistan

 UNDP SURGE Mission helped to start up a Cash for Work iinitiative in Kyrgyzstan

Lorsque la guerre civile a éclaté au printemps 2010 dans la République d’Asie centrale du Kirghizistan, le bureau de pays du PNUD a soudain fait face à des responsabilités supplémentaires en relation avec son soutien au processus de réforme constitutionnelle du pays, à la préparation des élections législatives d’octobre 2010, au renforcement de nouvelles institutions gouvernementales et dans son accompagnement des zones affectées vers la reprise économique. Pour aider ce bureau à gérer ces tâches en plus de ses activités ordinaires, le PNUD a fourni un soutien et des ressources supplémentaires, tels qu’une orientation de réponse à la crise, des fonds d'urgence et des conseillers experts.

 

Les pressions socio-économiques aigues subies par la société kirghize, couplées à la perception de niveaux corruption et de népotisme élevés, ont conduit en avril 2010 à un mécontentement social généralisé. Une série de violentes manifestations ont ainsi fait suite à la hausse des prix des services publics et à l'arrestation d'un certain nombre de membres de l'opposition. Ceci a conduit à l'expulsion du président du territoire et à la mise sur pied d'un gouvernement intérimaire. Une série d'incidents semblent avoir provoqué la montée des tensions entre les communautés ethniques ouzbek et kirghize dans les provinces méridionales, et une vague de violences meurtrières a frappé les villes multiethniques d'Osh et de Jalalabad, poussant le pays dans une nouvelle crise. En l’espace de trois mois, plus de 450 personnes sont décédées et 400.000 citoyens ont du quitter leur foyer.

 

Un financement d'urgence a été rapidement mis à disposition pour permettre au bureau de pays de commencer à coordonner sa réponse ; des experts dans des domaines allant de la collecte de fonds, le redressement rapide, les communications et la consolidation de la paix ont été identifiés au moyen de listes d'intervention d'urgence internes et externes et envoyés dans le pays en l’espace de quelques jours ; et enfin des procédures administratives allégées ont été adoptées pour accélérer l'embauche de nouveaux employés et l'acquisition des matériels et services nécessaires.

 

Les experts envoyés dans le pays ont travaillé aux côtés du personnel local pour élaborer des stratégies de sortie de crise à la fois immédiates et à plus long terme, et sont restés entre une semaine et six mois pour aider à leur mise en œuvre. Une composante inhérente à ce processus a été la mise en relief des priorités émergentes, telles que la prise en charge de nouveaux programmes et responsabilités en accord avec le plan de travail du bureau, ainsi que l'examen des programmes existants afin de déterminer si elles étaient encore pertinentes, ou s'il serait possible de les reprendre une fois la situation de crise dénouée.

 

Avec l'appui de l’Initiative de Réponse Immédiate à la Crise, le PNUD au Kirghizistan a été en mesure de réagir rapidement aux nouvelles priorités et responsabilités issues de la crise et d’aider le pays à passer rapidement à la phase de récupération et de reconstruction.