Relèvement en Haïti

Deux ans après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, Haïti continue de puiser dans ses ressources pour se relever.

Haïti, quatre ans plus tard...

Depuis le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 qui a fait plus de 200 000 morts, endommagé ou détruit plus de 300 000 bâtiments et laissé 1,5 million de personnes déplacées, le PNUD travaille avec le gouvernement haïtien pour aider les communautés à se reconstruire et devenir plus résilientes face aux catastrophes.

Les efforts portent sur les domaines suivants : relèvement et réduction de la pauvreté, gouvernance démocratique, protection de l'environnement, gestion des risques de catastrophe et lutte contre le VIH / SIDA et la tuberculose, tout en accordant une attention particulière à l'autonomisation des femmes.

A retenir (janvier 2014)

  • Reconstruction : 97% des dix millions de mètres cube de débris générés par le tremblement de terre ont été dégagés des rues.
  • Relèvement : le nombre de personnes vivant dans les camps est passé de 1,5 millions à 145 403 aujourd’hui.
  • Création d'emplois : 400.000 emplois créés, 40% de femmes employées.
  • Réduction des risques de désastre : plus de 4000 mètres de structures de protection des berges ont été construites pour protéger les communautés des inondations.

Relèvement et réduction de la pauvreté
Aujourd’hui, 97% des dix millions de mètres cube de débris générés par le tremblement de terre ont été dégagés des rues par des initiatives haïtiennes avec l’appui de la communauté internationale. Le projet conjoint de l’ONU, géré par le PNUD, a déblayé 1 million de mètres cube mais permis de recycler ces décombres et les transformer en pavés, escaliers, corridors, maisons et places publiques.

Le nombre de personnes vivant dans les camps est passé de 1,5 millions à 145 403 aujourd’hui. Le PNUD a contribué à ces efforts aux côtés du Gouvernement haïtien et de ses partenaires à travers le programme 16 quartiers/6 camps, ce qui a permis de reloger près de 11 000 familles et de fermer 50 camps.

Pour répondre à la situation précaire qui a suivi le séisme, près de 400 000 emplois temporaires ont été créés dans l’objectif immédiat de relancer l’économie. A plus long terme, le Ministère du commerce et de l’industrie et le PNUD sont partenaires sur plusieurs initiatives de création d’emplois pour redynamiser l’économie haïtienne et participer au développement durable.

Par exemple, le Programme de développement des fournisseurs a pour but de stimuler l’économie haïtienne en connectant les petits producteurs aux marchés et en renforçant la capacité concurrentielle des micros, petites et moyennes entreprises  à travers des partenariats efficaces avec des grandes entreprises.

Réduction des risques de désastres
Le Gouvernement haïtien et la communauté internationale continuent de travailler sur le renforcement des capacités des institutions nationales pour la réduction des risques à tous les niveaux. Les cartes de microzonage en cours de réalisation dans les quatre grandes villes du Nord ont confirmé que les sols sont de nature à amplifier les risques de dommages si un tremblement de terre majeur survient.

Des approches préventives sont déjà en application dans cette région, où le PNUD et le gouvernement s’attèlent à travailler avec les maçons et les ingénieurs civils afin d’assurer que les constructions se fassent dans le respect des normes, sensibilisent les écoles et informent la population. Ainsi 600 maîtres formateurs, 300 étudiants et plus de 180 volontaires secouristes ont été formés.

Plus de 4000 mètres de structures de protection des berges ont été construites pour protéger les communautés des inondations lors des passages de pluies torrentielles et d’ouragans.

Protection de l’environnement
En 2013, le PNUD a renforcé le dialogue entre les Ministères de l’environnement de part et d’autres de la frontière haïtiano-dominicaine. Via le projet « Frontière verte », plus de 400 hectares ont été reboisés en Haïti (plus de 800 en République dominicaine) et 800 emplois de courte durée ont été créés dont plus d’un tiers pour les femmes. Les deux pays poursuivent les échanges de bonnes pratiques, renforçant de cette manière la coopération sud-sud.

Par ailleurs, le PNUD travaille depuis 2013 avec le Ministère de l’environnement sur l’élaboration d’une politique nationale d’adaptation aux changements climatiques qui doit, à terme, préparer le pays à prévenir les effets du réchauffement climatique, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’économie et de l’urbanisation.

Gouvernance démocratique
Le PNUD a contribué à la consolidation du système électoral à tous les niveaux grâce à la mise en place du Collège transitoire du conseil électoral permanent en avril 2013. Cette même année, il a également appuyé la constitution, au sein de l’école de la magistrature, d’équipes de formateurs spécialisés sur les affaires de violences basées sur le genre, les techniques d’enquête et le greffe.

Lutte contre le VIH/sida et la tuberculose
Près de 52 000 personnes vivant avec le VIH continuent à recevoir une thérapie antirétrovirale. Pour aider les séropositifs à vivre avec la maladie, plus de 7 000 sessions de conseils psychologiques ont été organisées.

Plus de 2 000 travailleuses du sexe ont reçu des formations de sensibilisation sur le VIH/sida et l’utilisation de préservatifs, en 2013. Plus de 18 millions de préservatifs ont également été distribués entre 2012 et 2013 et plus 500 000 personnes ont été dépistées.

Au cours de 2013, 264 centres ont offert des services de diagnostics et de traitements de la tuberculose.