Ouzbékistan : reconstruire la région dévastée de la mer d'Aral

Enfants autour d'une table
La garderie de Nauriz à Muynak, après rénovation, fait partie du projet de développement communautaire de la région. (Photo: PNUD Ouzbékistan)

La ville de Muynak, dans le nord-ouest de l'Ouzbékistan, était jadis un centre de pêche florissant. Mais, avec l'assèchement de la mer d'Aral, l'emploi s'est fait rare. Aujourd'hui, Muynak ne compte plus que 29 000 habitants, avec le taux de chômage le plus élevé de la région.

Pour répondre aux besoins économiques, sanitaires et alimentaires de plus de 130 000 victimes de cette crise environnementale, cinq agences de l'ONU (PNUD, UNESCO, FNUAP, OMS et VNU) ont initié le Programme pour la mer d'Aral en 2012. Financé par le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour la sécurité humaine, ce programme vise à créer de nouvelles sources de revenus pour les communautés rurales et à les aider à remédier au manque d'infrastructures de base.

À retenir

  • Le Programme de l'ONU pour la mer d'Aral aide à répondre aux besoins économiques, sanitaires et alimentaires de plus de 130 000 victimes de la crise environnementale.
  • Près de 500 000 bénéficiaires indirects, vivant dans 10 régions, profitent de services de santé et d'une gouvernance de meilleure qualité.
  • Grâce à l'amélioration de l'état des jardins d'enfants locaux, les mères d'enfants du préscolaire peuvent désormais chercher du travail.

Le projet de développement communautaire du programme travaille directement avec les populations concernées pour répondre à leurs besoins spécifiques. À Muynak, les habitants souhaitaient, entre autres, rénover les jardins d'enfants, les équiper en mobilier et les doter en fournitures.

« Il n'existe pas de système de chauffage. Il faut remplacer le mobilier et rénover les aires de jeu. Les jouets et les fournitures sont insuffisants. Il n'y a pas de tables, et les enfants mangent leurs repas assis à même le sol », rapporte Sagitjan Aytjanov, qui a procédé à l'évaluation des besoins des sept jardins d'enfants de la ville.

Aujourd'hui, le financement provenant du budget local et les mensualités payées par les parents (environ 30 dollars) ne suffisent pas à faire fonctionner les établissements selon les normes contemporaines. Cette situation prive les enfants d'une précieuse expérience pédagogique tout en excluant leurs mères du marché du travail.

Suite à l'évaluation des jardins d'enfants, le PNUD Ouzbékistan a acheté des tables, des chaises, des lits et de la literie, améliorant ainsi les conditions de vie de 366 enfants au total.

« Cette contribution nous permettra d'offrir aux enfants une prise en charge, des jeux et une éducation de meilleure qualité et de bien les préparer pour l'école », a déclaré Flora Aymanova, directrice de Gumsha, un jardin d'enfants qui accueille 140 enfants.

Le projet de développement communautaire cible également les petits fermiers pratiquant l'agriculture de subsistance en les aidant à élaborer des business plans. C'est ainsi que 25 projets de petites entreprises ont été initiés dans les domaines du maraîchage, de la gestion des pâturages et de l'application de solutions d'économie d'eau. En outre, 29 plans de développement communautaires, dont bénéficient indirectement près de 500 000 personnes, ont été élaborés pour assurer l'accès à l'eau potable et à l'irrigation, mais aussi à des services sociaux et sanitaires de meilleure qualité.

Par Zakiya Abdurazakova, PNUD Ouzbékistan

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