Sensibilisation aux risques de catastrophe en Ouzbékistan


Plus de 60 leaders communautaires ont été formés aux mesures d'urgence à adopter en cas de tremblement de terre, à Tashkent, en Ouzbékistan. ©PNUD Ouzbékistan

Comme beaucoup d’habitants de Tashkent, la capitale d’Ouzbékistan, Abdugani Rakhimov se rappelle clairement le tremblement de terre de 1966, qui a détruit plus de 78 000 habitations et laissé 300 000 citoyens sans abris : « Le bruit nous a réveillés. Nous sommes sortis en courant dans la rue et avons réalisé que toutes les fenêtres du voisinage étaient brisées. » 

Situé dans une des zone à plus forte activité sismique d’Asie centrale, le pays est particulièrement  vulnérable aux tremblements de terre, ainsi qu’aux inondations et incendies. Apprendre aux habitants la façon de réagir face à une catastrophe naturelle est la principale préoccupation d’un projet d’une durée de 4 ans mené par le  PNUD et le Ministère des situations d’urgence. L’initiative  cible le gouvernement et la société civile dans le but de sensibiliser la communauté aux risques et développer les capacités de prévention, préparation et relèvement des catastrophes.

Des formations ont été menées auprès de plus de 2 000 habitants des districts vulnérables de la capitale sur les comportements à suivre lors d’un tremblement de terre. « Il nous faut préparer des stocks d’approvisionnement d‘urgence à l'avance et mettre au point des points de ralliement pour les familles, » explique Naima Isroilova, conseiller sur les questions relatives aux femmes pour l'un des districts.



Le projet vise particulièrement les membres vulnérables de la communauté : personnes âgées ou handicapées ont été informées sur les moyens d’accès aux infrastructures adéquates, et plus de 200 000 écoliers de Tachkent ont vu un film d’animation pédagogique sur les aventures d’un garçon et son chien secouristes.



À retenir

  • Un projet de 4 ans sensibilise le gouvernement et les collectivités aux risques de séismes et à la gestion des catastrophes.
  • Plus de 2 000 habitants des districts vulnérables (dont 60 % de femmes et d’enfants) ont participé à des formations de préparation aux catastrophes naturelles.
  • Plus de 200 000 écoliers de la capitale ont pris connaissances des consignes de sécurité à appliquer lors des séismes.

Parmi les autres mesures prises pour sensibiliser les professionnels et les communautés, on compte un simulateur de tremblement de terre, une application de téléphonie mobile pour transmettre des informations d'urgence, un musée public sur les technologies parasismiques, et une salle de cinéma publique pour projeter des films de sensibilisation. 


En 1966, les dommages ont été principalement dus à la mauvaise construction de bâtiments ne prenant pas en compte les risques sismiques. Depuis, toutes les installations industrielles et sociales sont construites selon des plans approuvés et contrôlés par les organismes gouvernementaux. Malheureusement, la plupart des maisons individuelles sont encore construites par les propriétaires eux-mêmes, sans plans ni croquis. 


Afin d’améliorer la qualité des infrastructures, le projet a mis en place des ateliers et des brochures d’information sur les techniques économiques de construction parasismiques.



« Nous ne pouvons pas empêcher l’activité sismique, mais nous pouvons mieux nous y préparer, » explique Amir Khan, conseiller national de prévention des catastrophes du PNUD en Ouzbékistan.