La résilience face aux catastrophes? Il y a une application pour ça!

18 mars 2015

 Aux Philippines, avec l'aide du PNUD, les autorités locales renforcent leurs capacités à communiquer en cas de désastres grâce à des formations et l'utilisation de nouvelles technologies. ©Hari Krishna Nibanupudi/PNUD

Les téléphones portables contribuent à révolutionner la façon dont nous protégeons les communautés des catastrophes, qu’il s’agisse de simples messages d’alerte rapide sous forme de SMS ou de « cartes de zones à risques » sur écrans tactiles. Ces innovations offrent de nouvelles manières de partager des informations permettant de sauver des vies, mais elles permettent également de collecter d’informations sur les catastrophes obtenues grâce au ‘crowd-sourcing’, permettant aux utilisateurs de recevoir et de mettre à jour les informations relatives aux dangers en temps réel. 

Cette technologie a déjà permis d’obtenir d’impressionnants résultats. Par exemple, peu après le séisme dévastateur qui a frappé le Japon en 2011, 120 000 habitants des côtes philippines ont été avertis sur leurs téléphones portables qu’un tsunami les menaçait. Le tsunami n’a heureusement pas frappé les Philippines, mais 150 districts côtiers ont ainsi pu être évacués avec succès. 

En Ouzbékistan, nous avons contribué à la création d’une application mobile qui transmet les messages du Ministère des situations d’urgence aux communautés en danger. « C’est vraiment facile à utiliser », explique le concepteur de l’application, Vasko Popovski, qui est également le Directeur de projets du PNUD chargé de la gestion des catastrophes et des risques climatiques. « Vous trouverez des informations sur tous les phénomènes dangereux dans le pays, qu’il s’agisse de glissements de terrain, d’inondations, de tempêtes ou de tout autre phénomène pouvant être considéré comme dangereux. »

Dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine, les services d’intervention d’urgence mettent rapidement à jour les informations et transmettent des alertes précoces grâce à une application que nous avons aidé à développer. Lorsque de graves inondations ont frappé le pays en 2013, les communautés ont été informées de la gravité de la tempête, des précautions à prendre et des progrès accomplis par les efforts des secours. Les utilisateurs ont pu consulter des cartes sur mesure pour savoir si leur zone risquait d’être affectée.  

Ces technologies sont particulièrement utiles pour les pays et les territoires vastes ou reculés. L’Indonésie, un pays de 230 millions de personnes qui s’étale sur trois fuseaux horaires, a créé des applications pour téléphones portables qui avertissent des catastrophes naturelles susceptibles de toucher ses communautés les plus éloignées. Nous avons travaillé avec l’Agence nationale de gestion des catastrophes pour concevoir une méthode permettant de collecter les données et d’analyser les informations relatives aux catastrophes, qui peuvent être utilisées immédiatement pour faciliter les efforts des secours en cas de catastrophes. 

Le secteur privé ainsi que les universités et la société civile ont apporté leur expertise à l’élaboration de ces projets. La compagnie de téléphones portables turque Turkcell a notamment joué un rôle essentiel dans la transmission des messages de SOS après les récents séismes qui ont frappé le pays afin que les citoyens puissent être informés rapidement et efficacement. 

De toute évidence, les communications mobiles, les Smartphones et les applications  apporteront des changements importants dans la manière dont nous menons nos efforts de réduction des risques de catastrophes. Si nous investissons davantage dans la collecte de données, ce qui se traduira par des informations plus faciles à utiliser, les générations futures seront davantage conscientes des risques et plus résilientes. 

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe