La gouvernance des risques, indispensable au relèvement

20 févr. 2015

 En Novembre 2012, de fortes pluies ont laissé des centaines de personnes sans-abris, causant 15 décés et inondant les rues, les champs et les habitations dans la ville de Cap-Haïtien, au nord d'Haïti. ©LOGAN ABASSI/MINUSTAH

En 2007, lorsque j’ai entamé ma carrière au PNUD en Equateur, je pensais connaître tous les rouages du relèvement après les catastrophes. En tant qu’ingénieur civil, je possédais une formation technique et avais acquis l’expérience nécessaire dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes en tant que chercheur et professeur de génie sismique. 

Lorsque j’ai commencé à travailler pour le PNUD, j’ai été confrontée à un défi gigantesque. Entre janvier et avril 2008, des pluies torrentielles se sont abattues sur toute la côte équatorienne. Certains centres urbains ont connus des éboulements qui ont fermé les voies d’accès et isolé de nombreuses communautés. Deux pour cent de la population équatorienne a été affectée et les dégâts se sont élévés à près de 2,5 % du PIB. 

J’ai alors dû suivre une formation accélérée sur les difficultés du relèvement après les catastrophes. Avant même de sortir des pelles ou poser des briques, nous devions mettre en œuvre un plan extrêmement complexe et détaillé visant à organiser et acheminer les fonds, créer des organismes spéciaux chargés de la mise en œuvre ; confier l’organisations des activités à l’échelle locale aux ministères et aux organismes de développement compétents. 

Si tout cela peut sembler bureaucratique — et ça l’est, c’est aussi essentiel. Un relèvement solide nécessite une planification soignée. Directives, mécanismes de surveillance et responsabilisation sont nécessaires afin que chacun ait une idée claire de son rôle et de ses responsabilités. 

Cette expérience m’a permis de prendre conscience de toutes les activités qui doivent être menées avant même de pouvoir entamer le relèvement. J’ai compris que ce travail doit en fait être réalisé bien avant que la catastrophe elle-même ne se produise. 

J’ai compris combien la gouvernance de risques menées en coulisse par le PNUD est importante. Sans ce travail préalable, tous les efforts de réponse seraient des coups d’épée dans l’eau.  

Cela a porté ses fruits en Equateur. Au cours des deux années suivantes, nous avons investi un million de dollars dans les infrastructures de relèvement et mis en place une coordination territoriale et des groupes de travail sectoriels.

Les années qui ont suivi m’ont permis d’adopter un nouveau point de vue sur la réduction des risques de catastrophes et le relèvement. L’Equateur a modernisé et renforcé ses systèmes de gouvernance des risques et l’Etat assume maintenant un rôle plus important dans la prise de décision dans ce domaine.

Mes vues et mon expérience en la matière ont beaucoup évolué. En tant qu’ingénieur, je vois le travail pratique qui doit être accompli. En tant que spécialiste du relèvement, j’apprécie désormais les tâches de nature politique qui sont nécessaires, tout aussi stimulantes, bien que moins visibles.

Ces thèmes seront au centre de la conférence de Sendai, qui rassemblera le mois prochain les experts de la réduction des risques de catastrophe et du relèvement au Japon afin d’établir les règles d’un nouveau cadre pour la réduction des risques de catastrophes, englobant un relèvement solide et la gouvernance des risques.

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