Financement du changement climatique : l'Asie-Pacifique fait des efforts exemplaires

05 déc. 2014

Des paysans reconstruisent                                                                    Les populations rurales au Bangladesh ont désormais les ressources et les capacités nécessaires pour reconstruire et faire face aux menaces environnementales. Crédit Photo : PNUD Bangladesh

Une série de concertations des Nations Unies sur le changement climatique se déroule à Lima (Pérou) du 1er au 12 décembre. Cet événement d’une importance cruciale marque une étape importante en vue de la Conférence sur le climat prévue à Paris l’an prochain.

Le financement de l’action climatique est au centre des rencontres de Lima dont le but est de parvenir à un nouvel accord à l'échelle mondiale. Les promesses de financement en faveur du Fonds vert pour le climat, émises lors du sommet organisé par le Secrétaire-général de l'ONU en septembre, frôlent les 10 milliards de dollars.

Jusqu’ici, les pays d’Asie-Pacifique ont reçu un quart de l’ensemble des financements publics pour l’action climatique à l’échelle du globe. L’Inde et la Chine en sont les premiers bénéficiaires. Depuis 2003, dix-neuf fonds et initiatives dédiés à la lutte contre le changement climatique ont investi plus de 2 milliards de dollars dans des projets mis en œuvre dans la région.

Avec une majorité de pays d’Asie-Pacifique en première ligne dans la lutte contre le changement climatique, le renforcement de la résilience des deltas et des petites îles, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays en voie d'industrialisation rapide constituent un investissement amplement justifié.

Si les financements internationaux sont essentiels, les systèmes de planification et de budgétisation doivent être également revus pour tenir compte des enjeux climatiques en vue de garantir l’efficacité de ces investissements, notamment à long terme. Grâce au soutien des Nations Unies dans le cadre de l’Initiative Pauvreté-Environnement, les pays sont mieux placés pour mener à bien ces efforts et assurer le suivi des investissements liés au climat.

Le Bangladesh a ainsi bénéficié d’une aide qui lui a permis de chiffrer ses dépenses liées au changement climatique à 1 milliards de dollars par an, soit trois quarts du revenu national.

Le gouvernement népalais a également calculé les coûts engendrés par le changement climatique. Cet exercice a débouché sur l’adoption d’un code budgétaire en matière de climat qui facilite le suivi et accroît les financements consacrés aux actions de lutte contre le changement climatique. Les investissements du pays dans ce domaine sont devenus plus transparents et mieux répartis. Le ministère népalais des Affaires fédérales octroie des fonds aux autorités locales pour venir en aide aux personnes directement menacées par le changement climatique.

L’Indonésie a quant à elle mis au point un système de suivi et d’évaluation pour identifier les budgets alloués et les dépenses en matière d’atténuation des changements climatiques. Son objectif est de mesurer l'impact de chaque dollar dépensé pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de 26 à 41 % d’ici 2020.

Par ailleurs, les pays d’Asie-Pacifique sont les mieux à même de recevoir, absorber et suivre les financements liés au climat quelle qu'en soit la source, et pour en tirer les bénéfices in fine. Il s’agit d’une étape essentielle dans le passage à des économies vertes, permettant aux pays de profiter immédiatement des bienfaits de la baisse des émissions et de l’amélioration de la santé de leur population, de leur efficacité énergétique et de leur sécurité alimentaire.

 

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