• Mettre l’innovation au service du développement

    15 juil. 2014

    homme sur son cheval au Kazakhstan
    Le conseil des éleveurs de bovins au Kazakhstan utilise les nouvelles technologies pour relancer la gestion nomade traditionnelle des pâturages. ©PNUD Kazakhstan

    Le 19 juin dernier, au Sénat américain, le Bureau de représentation du PNUD à Washington a pris part au Salon de l’innovation organisé par la Fondation des Nations Unies. L’évènement, qui a rencontré un franc succès, s’inscrit dans le contexte d’un monde en évolution rapide où les organisations chargées de promouvoir le développement doivent faire preuve d’innovation pour répondre aux attentes de leurs partenaires.

    Ces derniers sont présents sur plusieurs fronts. L’USAID gère un laboratoire mondial pour le développement et l’UNICEF collabore avec des start-ups de la Silicon Valley. Récemment, le Conseil américain pour le développement mondial a proposé l’allocation de nouveaux fonds en faveur de l’action sociale et des modèles de paiement contre remboursement. 

    Fort d’une longue tradition de concepts novateurs telles que l’Indice de développement humain, le PNUD continue de promouvoir l’innovation technique, sociale et managériale par le biais de ses programmes et de ses opérations.

    En Sierra Leone, au Yémen et en République démocratique du Congo, nous avons a mis en place un système d’inscription biométrique sur les listes électorales et installé des lecteurs d’empreintes digitales ainsi que des systèmes de reconnaissance oculaire pour assurer la tenue d’élections équitables dans ces pays. 

    Grâce à la messagerie mobile, les électeurs tanzaniens peuvent s’assurer qu’ils sont bien inscrits sur les listes électorales et auprès des bureaux de vote. En Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Philippines, cette technologie permet aussi d'envoyer des SMS d’alerte en cas de tsunamis ou de tremblements de terre.

    À l’échelle mondiale, le PNUD effectue des sondages d’opinion en ligne et par téléphone mobile : plus de 2 millions de personnes ont ainsi participé à l'enquête « The World We Want », et des centaines de consultations communautaires ont été organisées. Tous les résultats et données de cette enquête ont été rendus publics. 

    Dans de nombreuses organisations, l’innovation permet une communication directe et une gestion transparente. Aujourd’hui, le PNUD joue un rôle de chef de file en matière de transparence et publie toutes les informations sur ses projets et rapports d’audit sur open.undp.org. Cette technologie nous permet d’assurer le suivi et l’évaluation de nos programmes, de mobiliser plus de citoyens par le biais des procédures de rapports simplifiées, en recueillant des informations par la saisie mobile de données et l'utilisation de statistiques participatives. 

    Des pionniers tels qu’A.H. Khan (Académie Khan) ou Mohamed Yunus (Grameen) proposent de nouveaux modèles d’économie durable, tels que l’enseignement à distance et l’entrepreneuriat social. En 2014, le PNUD a lancé l’Initiative en faveur de l’innovation sociale afin de lutter contre la corruption en Asie-Pacifique. Un de ces projets, le Réseau anti-Corruption des jeunes Thaïlandais, est à l’origine des cafés universitaires « Refuse To Be Corrupt » (« Dites non à la corruption »), une tribune invitant les jeunes à agir au sein de leurs écoles et de leurs communautés.

    Plus récemment, nous avons créé un Mécanisme de l’innovation, financé en grande partie par le Danemark, qui offre à l’organisation et à ses collaborateurs un appui technique et financier aux niveaux régional, national et mondial, leur permettant d’étudier et tester de nouvelles méthodes.

    Pour innover, il faut savoir se remettre en question et prendre des risques -- ce qui ne va pas toujours de soi dans les grandes organisations. C’est le défi que le PNUD doit relever au quotidien pour rester un leader mondial.


À propos de l'auteur
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Jérome Sauvage est Directeur adjoint du Bureau de représentation du PNUD à Washington. 


Sur Twitter : @sauvage_coord