• Énergie durable pour tous : comment « prêcher par l'exemple » ?

    04 juin 2014

    paneaux solaires
    Un réseau photovoltaïque a été installé à Kingston, en Jamaïque, pour alimenter les locaux du PNUD et d'autres agences de l'ONU en énergie renouvelable. ©PNUD Jamaïque

    La Jamaïque n'utilise pas l'électricité de façon rationnelle, révèle un récent rapport de Worldwatch Institute. Qui plus est, avec le kilowattheure à 0,42 dollars, les Jamaïcains ressentent de plus en plus le fardeau du coût de l'énergie, qui pèse directement sur le développement du pays. 

    Sans surprise, la société jamaïcaine – et le gouvernement – appelle à la baisse du coût de l'énergie, et initie de nouvelles alliances avec le secteur privé et les institutions instaurer des mesures assurant des économies d’énergie et la promotion tout en promouvant les solutions alternatives, à travers le Programme d'action national pour l'énergie.

    Le PNUD adhère à cette vision. Il soutient la Politique énergétique du gouvernement pour la période 2009-2030, qui vise à  transformer le secteur par la diversification des énergies et le renforcement de leur efficacité. La Jamaïque s’est fixé pour objectif d’atteindre un taux de 30 pour cent d'énergie renouvelable d'ici 2030, conformément à l'initiative Énergie durable pour tous du Secrétaire général des Nations Unies. 

    Le coût de l'énergie n'épargne personne, et les factures du PNUD le prouvent. Soucieux de prêcher par l'exemple, notre bureau a décidé de « joindre l'acte à la parole » et de se tourner vers une énergie non polluante. 

    C'est ainsi que notre bureau de Kinsgton a adopté la technologie du « toit frais ». Près de 464 mètres carrés de tôles ont été traités pour abaisser la température de nos locaux de 5 à 10 degrés, permettant de réduire considérablement l'usage de la climatisation.

    En outre, plus de 600 ampoules basse-consommation ont été installées à l'intérieur et à l'extérieur des locaux. Commandées par près de 60 détecteurs de mouvement, elles ne s'allument que si l'espace est occupé. 

    Avec l'abondance du soleil en Jamaïque, l'énergie solaire fait tout naturellement partie des options d'énergie verte : un réseau photovoltaïque de 40 kW a été installé pour alimenter les locaux du PNUD et d'autres agences de l'ONU en énergie renouvelable.

    Mieux, dans le cadre du Programme pilote de facturation nette, le gouvernement a autorisé le PNUD à produire et à fournir de l'énergie – à hauteur de 100 kW – au réseau électrique public. Et le PNUD cherche désormais à établir un contrat d'offre standard pour injecter son surplus d'électricité dans le réseau public, contre rémunération équivalente aux économies faites et une prime de 15 pour cent pour les énergies renouvelables.

    Sur la même lancée écologique, le PNUD en Jamaïque s'apprête à mettre en place un système de collecte des eaux pluviales et un programme de recyclage. 

    C'est un début modeste, certes, mais nous espérons que cet exemple incitera le secteur privé à investir dans les énergies renouvelables et efficaces. Encourager de telles initiatives permet de renforcer la résilience des communautés, la stabilité et le développement de leur environnement tout en stimulant le développement local et la création d'emplois et au sein de la communauté.

    Donnez-nous votre avis : quelles stratégies utiliser pour « délester » les institutions publiques et privées au profit de l'énergie renouvelable ? 


À propos de l'auteur
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Arun Kashyap est Coordonnateur résident des Nations Unies et représentant résident du PNUD en Jamaïque.