• Les maladies tropicales négligées, au cœur des défis sanitaires contemporains

    25 avr. 2014

    an african child holding malaria kills sign
    Au Zimbabwe, une petite fille tient une pancarte qui stipule « Le paludisme tue ». ©PNUD Zimbabwe

    La tuberculose, le paludisme et les maladies tropicales négligées (MTN) figurent parmi les premières causes mondiales de morbidité et de mortalité. Ces maladies de la pauvreté sévissent essentiellement dans les communautés défavorisées et marquées par de fortes inégalités. 

    En 2012, la tuberculose a causé 1,3 millions de décès, dont 95% dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. La même année, le paludisme a emporté plus de 600 000 personnes dont une grande majorité de jeunes africains. Bien qu’elles ne soient pas tout le temps mortelles, les infections tropicales peuvent entraîner l’altération de la cognition et de la mémoire, la malnutrition, la cécité, l’invalidité permanente ainsi que des retards de croissance, des dégradations d'organes et des défigurations.

    Le défi de l'innovation et de l'accessibilité

    Alors que les MTN représentent 11,4% des maladies existantes, l'investissement pour la mise au point de diagnostics, de médicaments et de vaccins reste particulièrement faible. Sur les 1 556 nouveaux médicaments homologués entre 1975 et 2004, seuls 1,3% sont réservés au traitement des maladies tropicales et de la tuberculose. 

    Malgré l'offre croissante des nouvelles technologies sanitaires, plusieurs pays à revenu faible et intermédiaire peinent à fournir ces produits à leurs patients. C’est pourquoi il est nécessaire de renforcer les systèmes sanitaires afin de rendre ces médicaments accessibles à temps. 

    Une approche plurielle

    Pour résoudre le problème des MTN, il faut : 

    • renforcer la recherche et le développement de nouveaux vaccins, de diagnostics et de médicaments contre les MTN, la tuberculose et le paludisme ;

    • améliorer l'accès aux nouvelles technologies sanitaires.

    Dans le cadre d'une nouvelle initiative de promotion de la recherche et du développement, le gouvernement du Japon et le PNUD ont accordé des subventions à des partenaires internationaux afin de mettre au point de nouvelles technologies sanitaires afin de combattre la tuberculose, la schistosomiase, la maladie de Chagas et les ascaris.

    Gracieusement financée par le gouvernement du Japon, l'initiative Access and Delivery Partnership est menée par le PNUD en partenariat avec l'OMS, PATH et des ONG internationales. Ce partenariat vise à renforcer la capacité des pays à revenus faibles et intermédiaires à fournir l’accès aux nouvelles technologies sanitaires aux patients les plus démunis. Il contribue, entre autres, à promouvoir un environnement juridique et politique favorable, à utiliser efficacement les données des études épidémiologiques pour relever les défis propres à chaque pays, à contrôler les essais cliniques, à formuler des politiques de fixation des prix et de financement appropriées et à lever les obstacles au sein de la chaîne logistique.

    Le partenariat a démarré ses activités en Indonésie et en Tanzanie en février, et rejoindra prochainement le Ghana. À travers l’initiative Access and Delivery Partnership, nous souhaitons promouvoir les retombées sanitaires du développement durable.