• Œuvrer pour la dignité et les droits de l'homme

    07 avr. 2014

    UNDP Rwanda
    Photo: PNUD Rwanda

    Aujourd’hui, le monde entier se joint au Rwanda, un pays désormais prospère, pour commémorer le vingtième anniversaire du génocide des Tutsi.

    Malheureusement, le système des Nations Unies et la communauté internationale n’ont pas pu arrêter les événements tragiques qui se sont déroulés dans le pays. De plus, l'Organisation des Nations unies n’a pas été en mesure de protéger la plupart des membres de son personnel au Rwanda. Les conséquences de la négligence des signes avant-coureurs du génocide resteront à jamais gravées dans nos mémoires.

    Aujourd’hui, l'ONU et la communauté internationale sont mieux préparées pour anticiper et prévenir les crises, à y faire face et à protéger leur personnel. De plus, d'importants mécanismes, comme le Tribunal pénal international pour le Rwanda et la Cour pénale internationale (CPI) ont été créés pour mettre fin à l'impunité.


    Toutefois, des tragédies humaines continuent d'être perpétrées à grande échelle. En ce moment, des millions de personnes sont affectées par la crise en République centrafricaine et au Soudan du Sud, pour ne citer que ces exemples.

    C'est pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a lancé le Plan d’action « Les droits avant tout ». Cette initiative vise à renforcer la capacité de l’ONU à prévenir les violations des droits de l'homme à grande échelle, notamment dans des situations de conflit. Elle repose sur plusieurs principes fondamentaux :

    

Premièrement, l'Organisation des Nations Unies doit être attentive aux signes avant-coureurs d’atrocités criminelles afin de les prévenir.

    Deuxièmement, l’ensemble du système des Nations Unies doit assumer son rôle préventif.

    

Troisièmement, pour mieux assumer cette responsabilité, nous, agences des Nations Unies, devons tirer parti du potentiel de nos mandats et de nos rôles combinés et être « unies dans l’action ».

    Quatrièmement, pour créer un environnement politique favorable à la prévention des crises, il faut promouvoir le partage d'informations avec les États membres et les acteurs nationaux sur les violations des droits humains et la protection des populations civiles.

    Pour prévenir de futures tragédies, nous devons faire preuve de leadership et avoir le courage de prendre la parole à temps, comme Roméo Dallaire, chef de la Mission des Nations Unies au Rwanda, il y a 20 ans. 


    Ceci nécessite le type de leadership dont le Président Kagamé et son gouvernement ont fait preuve dans la protection des populations civiles.

    Unies dans l’action, les agences des Nations Unies au Rwanda continueront d’œuvrer aux côtés du peuple rwandais afin de promouvoir une paix durable, un développement inclusif et le respect des droits de l'homme ; en un mot, afin de garantir la dignité pour tous.

    En ce jour, nous devons nous rappeler que notre message « Nous, peuples des Nations Unies » — tel qu’énoncé dans le préambule de la Charte des Nations Unies — et notre foi dans les droits fondamentaux restent au cœur du travail de l'ONU.