• Trouvons ensemble des solutions à l'insécurité


    17 avr. 2014

    Face aux inquiétudes concernant l’insécurité en Amérique latine, les pouvoirs publics ont souvent opté pour des solutions rapides à fort pouvoir médiatique en augmentant la présence militaire et en précipitant les réformes pénales. Malheureusement, ces initiatives n’ont pas produit les résultats escomptés. 

    Forts de ce constat, certains pays comme la Bolivie, le Brésil, le Costa Rica ou la République dominicaine ont cherché à développer des solutions plus exhaustives visant à développer le pouvoir coercitif de l'État et les efforts de prévention de la violence. Ils ont réussi à mettre en œuvre des politiques de sécurité globales à court, moyen et long terme. 

    Au cours des dernières années, le soutien des États dans le développement et l’évaluation de ces initiatives est devenue l’une des priorités du PNUD, qui privilégie tout particulièrement au respect des droits de l’homme et à la lutte contre les violences sexistes.

    Au Brésil, la 1ère Conférence nationale sur la sécurité publique (CONSEG) a marqué une étape historique en réunissant au total 1,5 millions de Brésiliens représentant les municipalités, les États, les professionnels de la sécurité, les organisations sociales et les fonctionnaires publics chargés des questions de sécurité. L'objectif de cette conférence était de définir les principes et les lignes directrices d’une politique nationale de sécurité publique. Avec l’aide du PNUD, celle-ci a permis d’instituer 470 nouvelles initiatives en matière de sécurité des citoyens dans le pays.

    Au Costa Rica, avec l’appui technique du PNUD et des principaux partis politiques du pays, la présidente Laura Chinchilla a lancé un processus de consultation nationale afin de répondre à cette même préoccupation. Des échanges ont eu lieu au sein des communautés, sur les réseaux sociaux et une ligne verte a aussi été créée pour recevoir les réactions et propositions des citoyens, permettant la création d’une politique globale et durable de sécurité des citoyens et de promotion de la paix sociale (POLSEPAZ).

    Malgré les critiques, trois ans après son lancement, le taux d'homicides est en net retrait, de 12,4 % en 2010 à 8,8 % en 2012. De plus, les sondages d’opinion indiquent une nette baisse de l’insatisfaction publique vis-à-vis de la politique de l’État, qui passe de 49 % en juillet 2011 à 18 % en mars 2013. 

    Ces deux expériences offrent des perspectives intéressantes concernant la participation des individus aux décisions publiques ainsi que sur les relations entre institutions et communautés. Elles suggèrent également que la popularité initiale d'une politique ne garantit pas toujours son efficacité et que le peuple, en se mobilisant, peut contribuer à améliorer la sécurité publique. Il s’agit maintenant de prendre ces relations en compte et de continuer à les développer.

    Donnez-nous votre avis : comment les citoyens peuvent-ils travailler avec les gouvernements pour réduire la violence et améliorer la sécurité ?