• L’emploi et la protection sociale au service d’une croissance inclusive

    30 août 2013

    Un agriculteur et sa famille en Inde sont les bénéficiaires du Programme national de garantie d'emploi rural, qui a été outil efficace de protection sociale. (Photo: Samrat Mandal / PNUD Inde)

    Notre monde est monde secoué par des crises en tout genre qui peuvent freiner voire inverser les considérables acquis dans le domaine du développement humain. Il est même prouvé que certains indices de développement humain baissent dans des contextes de crise. Par exemple, après la crise asiatique de 1997, le taux de pauvreté de la République de Corée est passé de 2,6% à 7,3% en 1998. En Indonésie, le taux de pauvreté a presque doublé pour la même période.

    La protection sociale peut aider les populations, les familles et les économies à se remettre des crises économiques. Les pays disposant d’un système de protection sociale sont mieux armés pour y faire face et récupérer plus vite. Le Brésil, par exemple, fut l’une des dernières économies touchées par la crise et l’une des premières à remonter la pente. Une des principales raisons tient à l’augmentation des transferts d’argent liquide aux familles qui ont aidé à atténuer les effets négatifs de la crise.

    Mais, à moins de tenir compte d’autres facteurs économiques, toute protection sociale a ses limites. Le lien entre protection sociale et emploi est particulièrement important puisque les emplois, qui fournissent les aides de base, sont essentiels pour aider les familles à sortir de la pauvreté.

    L’emploi et la protection sociale peuvent interagir de différentes manières :

    - En permettant aux populations d’investir dans la santé et l’éducation et d’aspirer à de meilleures opportunités d’emploi, comme dans le cas des transferts d’argent liquide assorties de conditions.

    - En améliorant les disponibilités et les conditions de travail, comme dans le cas du Programme national de garantie d’emploi rural (NREGA) en Inde.

    - En soutenant des activités génératrices de revenus, comme la combinaison des subventions aux intrants, de nourriture et de transferts d’argent liquide pour les propriétaires de petites fermes au Malawi.

    - En fournissant une protection à un grand nombre de travailleurs informels, comme au Mexique, ou en fournissant une protection aux migrants, comme au Tadjikistan.

    Mais cette dynamique et ses retombées sur la croissance inclusive dépendent de la façon dont les programmes sont conçus. Idéalement, ils ne devraient pas avoir de conséquences inattendues ou des effets pervers. L’emploi et la protection sociale devraient s’appuyer l’un sur l’autre pour multiplier leurs effets sur le bien-être et la résilience.

    Donnez-nous votre avis : Quel type de protection sociale aimeriez-vous recevoir de votre gouvernement ? Comment pensez-vous que l’emploi et la protection sociale pourraient améliorer la vie des gens ?


À propos de l'auteur
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Selim Jahan est directeur du Groupe de lutte contre la pauvreté au PNUD.

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