• Après 2015 : un seul calendrier du développement pour tous | Olav Kjørven

    30 mai 2013

    Près de 750 000 habitants de 194 pays se sont exprimés à ce jour. Photo: UNDP Vietnam
    Près de 750 000 habitants de 194 pays se sont exprimés à ce jour. (Photo: PNUD Vietnam)

    L’idée d’un « calendrier du développement unique et universel » est au cœur du rapport que le Président de l’Indonésie a remis le 30 mai au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.

    Le Groupe de haut niveau sur le programme de développement pour l’après-2015, co-présidé par le Président Susilo Bambang Yudhoyono d’Indonésie, la Présidente Ellen Johnson Sirleaf du Liberia et le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron a été créé par le Secrétaire général pour contribuer au débat sur une vision audacieuse mais pragmatique du monde que nous voulons après 2015.

    Les 80 pages du rapport, résultat d’une année de délibération, donnent amplement matière à réfléchir.

    « On aurait tort de jeter les Objectifs du Millénaire pour le Développement au panier et de recommencer à zéro », note le groupe, reconnaissant l’utilité de huit objectifs simples, auxquels chacun peut souscrire. Les résultats obtenus forment une base solide pour un nouveau plan et permettent de poser les fondations d’un programme plus ambitieux.

    Le rapport propose cinq changements d’approche : éliminer l’extrême pauvreté, construire l’avenir autour d’un développement réellement durable, transformer les économies pour favoriser la création d’emplois et la croissance inclusive, forger un partenariat répondant à un nouvel esprit  et travailler en faveur de la paix et de la responsabilisation.

    Ce dernier point est d’une importance cruciale : vivre à l’abri de la peur, des conflits et de la violence constitue le plus fondamental des droits humains et est essentiel pour bâtir des sociétés prospères et vivant en paix.

    L’ONU conduit actuellement des consultations auprès de citoyens de la planète entière pour connaître leur point de vue sur le monde qu’ils souhaitent après 2015. Près de 750 000 habitants de 194 pays se sont exprimés à ce jour. J’ai bon espoir que les messages contenus dans le rapport du Groupe de haut niveau  seront en phase avec les avis recueillis au cours de ces consultations.

    En cas de lacune ou de divergences, il nous incombe à nous, ainsi qu’aux membres du Groupe de haut niveau ou du système international, et par-dessus tout, aux dirigeants des États Membres qui en dernier ressort définiront le calendrier, d’écouter et d’apprendre.