• Des institutions honnêtes et réactives pour combattre les inégalités

    06 mai 2013

    femme votant au Kenya
    Une participante dépose son bulletin de vote à une simulation des élections au Kenya. (Photo: Ricardo Gangale / PNUD Kenya)

    Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont beaucoup contribué aux progrès effectués au cours de la dernière décennie, caractérisé dans le dernier Rapport sur le développement humain par l'« essor du Sud ». Toutefois, beaucoup reste à faire dans la mesure où le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'agrandir.

    Le respect de la promesse des OMD a été entravé par nombreux obstacles, dont les carences en matière de gouvernance et de responsabilité, une réalité reconnue par divers acteurs du développement.

    La Consultation thématique mondiale sur la gouvernance, un dialogue global grâce auquel tous les citoyens peuvent contribuer à façonner l’agenda de développement après-2015, a porté sur les questions clés suivantes :

        - qui doit être chargé de veiller à la réalisation des objectifs de l'Après-2015,
        - comment concilier les objectifs et cibles de la gouvernance mondiale avec les engagements internationaux,
        - et comment les adapter au niveau national.

    Trop souvent, les populations tirent peu de profit  de l'exploitation des ressources naturelles locales. D'où les inégalités grandissantes, les sociétés divisées, l'instabilité et les conflits. Des institutions transparentes et responsables sont essentielles pour répondre aux besoins des citoyens et utiliser les ressources publiques de façon efficace et équitable.

    Il est essentiel de repenser les partenariats public-privé sous forme de « partenariats public-citoyens » où les entreprises contribuent à un développement humain durable qui donne aux citoyens le droit de décider comment utiliser les ressources naturelles.

    Une bonne gouvernance se mesure à la liberté et à la possibilité pour les citoyens de s'exprimer, de faire confiance aux institutions publiques, d'accéder à l'information et de demander des comptes aux gouvernements. Dans l'État indien du Rajasthan, par exemple, la loi du « Right to Hearing » confère à chaque citoyen le droit à une réponse à ses griefs dans un délai raisonnable.

    Le souhait d’un « gouvernement honnête et réactif » revient constamment parmi les trois premières priorités des citoyens de tous les pays. Poursuivons ce dialogue en ligne pour amener les gouvernements à négocier un nouveau programme de développement qui soit véritablement transformateur.