• La santé des femmes et des filles est au cœur des enjeux de développement mondial

    02 mai 2013

    Une mère et sa fille dans un hôpital au Burundi
    Une mère et sa fille dans un hôpital au Burundi. Le gouvernement fournit des soins de santé gratuits pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. (Photo: Maria Cerna / PNUD)

    Les femmes et les filles sont au cœur des enjeux de développement mondial et elles continuent pourtant de subir violence et discrimination, de souffrir de grossesses involontaires et de connaître des taux élevés de mortalité maternelle.

    Dernièrement, le Groupe de travail de haut niveau pour la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) a soumis ses recommandations pour plaçer les droits fondamentaux de la femme, y compris la santé et les droits reproductifs, au cœur de l’agenda pour le développement durable.

    Ce groupe d’experts souhaite mobiliser la volonté politique en vue de faire progresser un agenda garantissant des droits pour tous. Il vise également à faire des droits en matière de santé des femmes et des jeunes les principaux enjeux de l’agenda pour le développement  pour l’après-2015.

    Le rapport du Groupe de travail indique que 800 femmes meurent chaque jour des suites de grossesses évitables et de complications liées à l’accouchement, tandis que 222 millions de femmes n’ont pas accès aux méthodes contraceptives modernes, ce qui se traduit chaque année par 80 millions de grossesses non planifiées et 20 millions d’avortements à risque.

    Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, une fille sur trois de moins de 18 ans sera mariée sans son consentement, tandis que près de 7 femmes sur dix subissent des violences sexuelles et/ou physiques au cours de leur vie.

    Nous savons maintenant que les inégalités structurelles et sociales, souvent perpétuées par des lois discriminatoires et punitives, bloquent l’accès aux services de santé et de traitement du VIH.

    Parallèlement, des législations mal conçues et des pratiques traditionnelles néfastes telles que le mariage des enfants renforcent de profondes inégalités entre les sexes.

    Les appels en faveur de l’égalité des droits, au respect des droits de l’homme et de la dignité des femmes et des filles se multiplient à juste titre dans le monde entier.

    En 2015, un nouvel agenda prendra la relève des objectifs du Millénaire pour le développement. La santé des femmes et leur autonomisation doivent devenir un enjeu primordial qui reflète le rôle crucial qu’elles jouent dans la promotion du développement.

    Parlez-nous : comment faire avancer l'agenda du développement en faveur des droits fondamentaux des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive?